Vendredi 30 mai 2008
Ca faisait un certain temps que je n'avais plus éprouvé ce sentiment de fébrilité. Ce sentiment d'être exactement où il faut, de savor exactement ce qu'il faut exprimer.

Je parle du sentiment de se retrouver devant une copie vierge, un jour d'examen, lorsqu'à peine les yeux posés sur l'énoncé, les réponses vous viennent. Fusant le plus naturellement des quatre coins de votre encéphale vers votre stylo.

J'adore écrire d'un trait la réponse à une question, commencer à écrire la réponse à la suivante, faire une pause, et regarder d'un air un peu ahuri ma main qui tremble comme si elle avait sa volonté propre. Ma main qui sait exactement ce qu'elle doit faire, mais qui a peur de l'oublier en une seconde, le temps d'un regard hors du cadre blanc de la feuille.

J'adore la sensation du stylo qui gratte le papier à bon escient, dont on sait exactement ce qu'on écrit.
Le ressenti, comme un freinage brusque, passant d'une vitesse de croisière sur autoroute à l'arrêt total lorsque le stylo bondit de la copie au brouillon pour griffonner quelques notes afin de confirmer l'idée en cours d'écriture, avant de repartir avec l'accélération d'un dragster pour reprendre sa vitesse de croisière sur le papier.

Et enfin, une fois la colmposition terminée, de revenir au monde, de relever la tête pour regarder autour de soi, de voir ses camarades courbés sur leur copie alors qu'on a terminé. C'est pas un sentiment de supériorité qu'on a à ce moment-là. Juste le sentiment d'avoir fait ce qu'on avait à faire, de la façon précise dont on devait le faire.

Ca rappelle un peu le ressenti à la fin d'une séance de karaté éprouvante, où l'on a bougé, frappé, paré, heurté, poussé, esquivé... Le grand calme après le déchaînement d'énergie.
par Q1 publié dans : Platitudes insipides (Réflexions personnelles)
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Mercredi 9 avril 2008
D'abord, vous ouvrez votre frigo, et vous furetez dedans pour trouver un truc à grignoter.
Une fois n'est pas coutume, vous ouvrez le bac à légumes.
Vous avisez les tomates qui sont sur le dessus. Des tomates un peu ovales, qui tiennent dans la main, mais qui la remplissent quand même plutôt bien.

Au toucher, la tomate est froide et ferme.
Vous fermez le frigo, allumez le robinet de l'évier et rincez votre tomate. Vos doigts adhèrent légèrement à sa surface lisse quand vous la frottez pour la rendre propre.
Vous l'essuyer avec un torchon, et l'observez.
Sa robe est rouge, sans défaut. un peu trop jolie pour être honnête.

Encore un peu froide pour vraiment exhaler un parfum typique, elle sent juste la tomate froide.
Vous croquez dedans. La chair est ferme. Mais elle est mûre. Pour faire du coulis ou de la sauce, c'aurait été trop dur, mais entre vos molaires qui émettent un "crch" à chaque fois que votre mâchoire se referme, la texture est parfaite.

Vous profitez du goût acidulé et doux qui se répand sur vos papilles, du jus qui vous humecte la bouche, des pépins qui glissent et que vous avalez.

Vous déglutissez. La tomate vous arrive dans le ventre et votre petit creux se calme tout de suite.

Vous prenez la salière qui est posée là. Vous regardez la trace que vos dents ont laissé dans la tomate et vous aspirez goulûment le jus qui y repose, avec ses pépins. Là, vous salez le trou ainsi formé.
Et vous croquez à nouveau dans la tomate.

Le goût qui attaque immédiatement vos papilles est bien plus prenant cette fois. Ca pique un peu, c'est salé et l'acidité de la tomate s'en voit renforcée. C'est délicieux.
Encore une fois, vous écoutez le son étouffé de vos maxillaires qui font écrasent la tomate. Ca fait des "crch" assourdis dans vos oreilles.
Vous avalez le jus et les pépins, puis le reste du morceau de tomate, son goût ayant alors totalement envahi votre bouche.

Vous ressalez la tomate, et en recroquez un morceau.
Cette fois-ci, vous avez la bouche pleine. Vous mâchez avec un peu de peine tandis que le goût qui s'estompait légèrement revient à la charge.

Encore une fois, vous avalez un morceau de tomate. Encore une fois vous mordez dans ce qu'il reste du fruit.
Et puis il ne reste bientôt plus qu'un morceau de taille réduite, assez petit pour ne pas avoir à le fractionner d'un coup de crocs.
Vous le salez abondamment et le posez sur votre langue avant de le manger pour de bon.

Enfin, vous laissez votre salive envahir votre bouche et dissiper peu à peu le goût de la tomate salée pour y laisser une impression, comme une façon de vous dire que cette petite sensation au fond de la bouche, il est possible d'en faire revenir la source.

C'est à ce moment là que vous sortez une deuxième tomate du frigo...
par Q1 publié dans : Torchons et pâtés (Ecrits)
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Samedi 5 avril 2008
Vrrrrrrrrrrr [bruit de la voiture de Missdamour, conduite présentement par mézigue, roulant tranquillou à 110km/h sur autoroute]

VvvvRRRrrrr [bruit de rétrogradage pour passer la barrière de péage de chez Missdamour]

Dzzzzzz [bruit de la vitre conducteur descendant]

Gni ? [bruit de mézigue se demandant pourquoi le bidule à télépéage de Missdamour marche pas]

Mais non, pas là ! Là, devant le feu ! [Bruit de Missdamour m'expliquant que fallait pas l'agiter là, mais devant le feu]

Ahhh ! -- BIP ! Plok ! [Bruit de Q1 qui pige, du bip qui bipe, de la barrière qui s'ouvre]

Rng-Krng [bruit du levier de vitesse qui, taquin, résiste à un passage en seconde pour repartir]

Vrôôôôôôôôô [bruit de moteur en sous-régime grâve !]

- Gneskispasse ?! [bruit de mézigue qui pige pas tout]
- Bah, t'es en quatrième ! [bruit de Missdamour se foutant de ma pomme sans en avoir l'air]
- Boh non ! [Bruit de moi qui nie en bloc, parce que d'abord j'étais en seconde]

Vrôôôôôôôô [bruit de moteur quand même vachement en sous régime]

Couine-Poc [bruit d'enfonçage de pédale d'embrayage]
Schlaka schlaka [bruit de secouage de levier de vitesse pour repasser au point mort]
Schlaka-schlaka [bruit de secouage de levier de vitesse pour renclencher la première]

Ding ding ding fizz bizzz tilt ! [bruit du levier de vitesse n'opposant plus la moindre résistance]

Chériiiie, pourquoi il est tout mou le truc ? [Bruit de Q1inquiet s'enquérant de pourquoi il est tout mou le truc]

Gnhein ?! [Brut de Missdamour qui s'interroge du même coup]

Oohh mmeerrddee !!! [réaction simultanée de Missdamour et moi-même réalisant que le levier de vitesse est en l'état (au mieux) un sex toy]

Vrrrrrrrrr !!!! [bruit de moteur en troisième, qui a force d'accélérer a atteint un couple raisonnable]

Bref, à minuit bien tassée, se retrouver sans levier de vitesse, c'est pas pratique, pratique...
Coup de bol, on était vraiment pas loin et y'a pas eu de feu rouge en chemin, on a pu revnir se garer devant chez Missdamour. Mais aujourd'hui, sa voiture est au garage.
C'est quand même très désagréable de sentir cette chose habituellement ferme et résistante, devenir toute flasque d'un coup...
par Q1 publié dans : Capharnaüm (Divers)
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Mercredi 2 avril 2008
Je vends un ampli de basse, Marshall Bass State B65.
C'est du bon matos, il fonctionne très bien. Le son est réglable grâce à son égaliseur 5 bandes, son compresseur, et les potards habituels.

Pour en (sa)voir plus, c'est par là : ebay.fr
par Q1 publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Lundi 31 mars 2008
Il me reste une somme infinie de choses à apprendre sur le karaté.
C'est un fait. Et quelle que soit la quantité de choses que j'assimilerai, il en restera au moins autant à assimiler.
Et c'est même pas démotivant de se dire qu'on peut passer sa vie sur cette voie sans jamais en voir le bout.
Tout simplement parce que cette voie n'est pas ennuyeuse.

Aujorud'hui, j'ai réalisé un truc important. La cause du mauvais feeling lors de mes coups de pieds circulaires. Pourtant, on me l'a râbaché. Il m'est même arrivé de l'expliquer à l'un ou l'autre débutant.
Le "truc" du coup de pied circulaire, c'est de faire pivoter sa jambe d'appui (enfin, *le* truc... c'est pas tout, mais ça fait une grande partie du tout).
Toute personne s'étant essayée à un sport de combat ou à un art martial le sait.

Même moi je le savais.
Sauf qu'en pratique, je ne le faisais qu'à moitié. Ma jambe tournait, mais pas assez.
Et du coup, au lieu d'envoyer une grosse patate frappée du dessus du pied à plat, je frappais avec un angle de pied, voire juste le gros orteil... Et bizarrement, je me faisais vachement mal.
Là, juste en laissant partir le coup un peu plus, en pivotant bien sur ma jambe, tout s'arrange.

Y'a plus qu'à faire des séries de coups de pieds pour perfectionner tout ça. Ca peut prendre quelques décennies, ceci dit.

Q1, Petit Scarabée

par Q1 publié dans : Sueur et Crampes (Sport)
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