Trente-cinq heures et plus (Boulot)

Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 23:25
il me semble que le travail d'une DRH c'est de recruter des gens, mais aussi de s'assurer que ces gens soient payés en temps et en heure. Entre autres tâches.

Du coup, ça m'ennuie un peu de me voir opposer l'argument "je travaille, je verrai après" quand je m'interroge quant à pourquoi je n'ai pas touché mon solde de tous comptes suite à la fin de mon contrat alors qu'apparemment j'aurais dû déjà l'avoir reçu (de l'aveu même de la DRH en question), et que je demande que l'on fasse le nécessaire pour que ce pognon me soit versé au plus vite...

Parce que, à mon sens, je ne lui demandais pas de faire autre chose que son travail, en se débrouillant pour que me soient versé les brouzoufs qui me sont dus. Non mais franchement.

Du coup, je suis un peu désapointé. Parce que ne pas être payé à l'heure, déjà, c'est anxiogène. Mais quand en plus on n'est pas foutu de vous dire quand vous le serez (demain ? dans une semaine ?? fin octobre ???), ça devient franchement flippant.
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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /Sep /2008 11:23
En faisant un peu d'explorations textométriques sur un corpus de pages web, j'ai trouvé quelques phénomènes curieux :

- Y'a un webmaster sous acide (ou juste débutant) qui s'est amusé à faire toute une page sous forme de tableaux. (j'ai été voir la page actuelle, il a découvert la balise <p> et la feuille de style depuis... sauf qu'il a pas compris que la feuille pouvat (devait ?) être externalisée).

- D'ailleurs, y'en a pas mal, des malades qui incluent une CSS directement dans leur document HTML. 

- Y'a un type qui s'amuse à utiliser des balises H6. Certes, elles existent, sont prévues par la spécification du W3C, mais quand même... C'est un toutipeu curieux d'utiliser H1 et H6 sans les quatre autres. En plus, la CSS prévoit les six mises en forme... Alors pourquoi ne pas juste utiliser H1 et H2 en formatant H2 de telle sorte que... Oh puis merde... Font c'qu'ils veulent ces gens.

- Désgréable surprise : en 2008, y'a encore des gens qui utilise des framesets... Peu, mais y'en a.

Je passerai sur le site où chaque page reproduit les même menus aux 1427 options. Oui, mille quatre-cent vingt-sept balises option sur une seule page. En trois malheureux menus. C'est pas un peu overkill, ça ?
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 00:10
C'est curieux, la programmation. Ca a des effets bizarres sur moi. Ca me rend limite bipolaire. J'alterne entre deux types de phases.

D'abord les phases où je suis surexcité, où le code se pisse de lui-même : je sais ce que je fais, ce que j'ai à écrire, je code en écoutant du métal et en secouant la tête comme si de rien n'était, les expressions rationnelles les plus tordues me paraissent claires comme du cristal de roche.

Et puis des phases où, soudain, entre deux lignes, je regarde mon code avec des yeux de merlan frit : je ne sais plus ce qu'il faut que je fasse, ce à quoi servent les instructions que j'ai écrites, je lis mon code et je vois des suites de caractères dénuées de sens, un truc à faire passer le klingon pour un langage clair (je connais pas un mot de klingon, en vrai).

Et puis sans prévenir, que j'aie passé une plombe à contempler des hiéroglyphes (parce que dans ces cas-là ça vaut guère mieux) ou que j'ai juste été marcher en rond 5 minutes, me revoilà en pleine phase productive, les genoux qui s'agitent au rythme d'un morceau de Pantera que je fredonne en frappant mon clavier du bout de mes doigts hargneux.

J'ai pas d'expication à la cause du phénomène, et curieusement c'est totalement indépendant de mon taux de caféine. Je peux être super speed à jeun puis contempler mon code d'un air hagard une tasse vide à la main, tout comme l'inverse.

Et dans ce genre de moments, où je switche d'un mode à l'autre, je me demande toujours un peu si y'a qu'à moi que ça fait ça ou si même les développeurs professionnels ont ce genre de moments...

 
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /Sep /2008 23:05

J'énonce donc ici le théorème universel de fin de CDD imminente, ausi appelé TFCI (Tu Fas en Chier Incroyaplement, en Alsacien).

Soit t∈ℕ la durée du CDD en semaines

Soit Δ∈[0,t] le temps passé depuis la signature du contrat

Soit T le travail restant à effectuer.

Soit Θ:Δ→T une fonction qui associe au temps passé le travail restant.

Théorème :
Pour tout t, il existe une valeur K (comme kritique) de Δ proche de t telle que la fonction Θ est décroissante ou constante sur l'intervalle [0,K] et croissante sur l'intervalle [K;t[ avec
lim Θ(Δ)=+∞
Δ→t


Ce qui exprime formellement le phénomène suivant : alors que la charge de travail reste constante ou diminue depuis le début du contrat, elle augmente brutalement à peu de temps de sa fin de façon à excéder brutalement la capacité de l'employé à terminer le boulot. 

Ce qui est un peu frustrant. 

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 00:00
Au SPECTRE, on ne lésine pas sur la sécurité.
Un système d'armement sophistiqué habilement déguisé en vidéoprojecteur en a d'ailleurs fait les frais. Parce que quand le système en question est hors-service et qu'on appelle l'agent d'une organisation amie pour réparer le matos, et qu'il nous dit qu'il faut embarquer le matos chez les gentils réparateurs... Eh bien on est emmerdés.

Parce que ledit matos, une superbe tourelle fixée au plafond d'une salle, est enchâssé dans une armature en acier, super balaise. Et que ladite armature est verrouillée par un cadenas. Qui lui même est fermé par une combinaison qui m'est inconnue. Là, je me dis qu'avec une balle de gros calibre ou plus prosaïquement un coupe-boulon, on peut faire des miracles. Sauf quand le cadenas et protégé par une partie de l'armature, et qu'il est impossible de le défoncer sans massacrer le fragile système d'armement... Un bijou de technologie irréparable à cause d'un merdier de cadenas de niveau technologique proche de zéro...

Le techie est donc reparti bredouille, et devinez qui a été chargé de retrouver le code ? C'est bibi !
J'ai mis deux jours à trouver qui avait installé ce foutu matos, et cette personne m'a fourni deux possibilités. Pas eu le temps de les tester. Si jamais le code est inexact, je passe à la méthode dure... Et à la scie à métaux, ça va être long et sale !


Et aujourd'hui, alors qu'un agent venait s'entraîner à l'intervention sur toiture mal fixée, je me suis aperçu que le cadenas qui verrouillait l'accès au totit avait été percé et donc inutilisable. Bloqué en position fermée, sans un coupe-boulon à la main, je me suis vu  renvoyer un deuxième agent en deux jours... Ceci avant que le ninja de service décide de passer par un vasistas.

N'empêche que je sais pas qui est le con qui a chignolé ce cadenas, ni comment je vais le détacher, ni où je vais trouver son remplaçant. Et ça m'agace...
Si jamais je revois un cadenas dans les jours qui viennent, je l'explose à la roquette antichar.

La vie d'agent du SPECTRE est parfois pleine de frustrations.
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 00:00
Faudra qu'on m'explique pourquoi et comment une cuillère en plastique se retrouve coincemane dans un siphon de lavabo.

Faudra qu'on m'explique qui est assez  buse pour  remplir ledit siphon de billes  de terre, du genre de celle qu'on met dans les bacs de plantes vertes.

Faudra qu'on m'explique pourquoi j'ai beau avoir des stocks à peu près tenus, y'a toujours quelqu'un qui me demande un truc tout con mais que j'ai pas.

Faudra qu'on m'explique aussi pourquoi les gens peuvent pas s'empêcher de râler comme si on les forçait à bouffer des endives cuites au locabiotal dès qu'un petit truc couille, et quand bien même on a une solution de dépannage.

Faudra qu'on m'explique comment on peut engloutir 180 litres de flotte en si peu de temps.

Faudra qu'on m'explique comment font les gens pour boire autant de café sans péter l'infarctus au milieu de la caféteria.

Faudra qu'on m'explique pourquoi untel me semble tutoyable un jour et vouvoyable le lendemain.

Faudra qu'on m'explique pourquoi y'a toujours un malin avec une référence d'imprimante que c'est le seul à l'avoir et qu'il lui faut une cartouche qu'est même pas référencée;

Faudra qu'on m'explique pourquoi quand j'écris à M. Dominici je reçois une réponse de Mlle Franquignet.

Faudra qu'on m'explique si y'a une politique tacite au niveau les achats ou si c'est à ma discrétion.

Faudra qu'on m'explique pourquoi ce matin, alors que je me suis pointé à la même heure que d'habitude, y'avait plus une place de libre sur le parking de la gare alors qu'en temps normal y'a entre 10 et 20% de spots non-occupés.

Faudra qu'on m'explique tout ça.

Mais surtout, faudra qu'on m'explique comment cette cuillère en plastique a fini dans ce siphon de lavabo.

La vie d'agent du SPECTRE n'est pas souvent dénuée de mystère.
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /Sep /2007 00:00
Levé après pas assez d'heures de sommeil, les yeux bouffis. A peine déposée sur ma cornée, la lentille gauche fait des siennes.  Je chope mon train sans courir. Mauvais signe, ça.

C'est un peu comme un corollaire de la loi de la tartine beurrée : "si la tartine tombe du bon côté, c'est pour que vous marchiez dedans."
Là, c'est plutôt : "si tu attrapes ton RER sans courir, d'autres emmerdes t'attendent"

Et donc, arrivé à la gare dans Paris, je me rue dans l'escalier pour aller choper un métro, je prends un superbe appui sur la jambe droite, afin de jeter ma jambe gauche à un niveau permetant de grimper les 3 premières marches d'un pas allongé, et là -chpink !- je ressens une sensation désagréable voire douloureuse, un peu comme si mon mollet et mon pied restaient vissés au sol alors que mon genou et ma cuisse s'élevaient suite à la poussée.
Résultat, une douleur légère mais néanmoins persistante au genou.

Depuis quand il faut s'échauffer pour monter des escaliers ?

Arrivé au SPECTRE, j'ai à peine le temps d'entamer ma tournée matutinale que je me fais halpaguer par une des agents qui m'informe que l'un des gardes de l'immeuble secret est décédé ce weekend. La dernière fois que j'avais eu de ses nouvelles, il convalescait. Et pis là, il convalesce plus, du coup.
Comme c'était un chouette type, pas plus vieux que ça, ça fait quand même drôle. Enfin, drôle... Non, en fait, c'est franchement désagréable, comme entrée en matière.

Y'a même de quoi vous filer une humeur morose pour la matinée.

En plus, Moneypenny me relance sur un produit introuvable chez nos fournisseurs habituels. Je me retrouve à faire un saut à la centrale d'achat secrète (nom de code "Xirponom") pour ramener la poudre nécessaire au prototype connu sous le nom de code "Dishwasher-X03". Ce qui me permet de confirmer que mon genou tiraille un peu. Pas bon, ça : je suis censé reprendre le karaté d'ici une semaine...

Ajoutez à ça un trimballage de bordel plutôt lourd dans tous les sens et une espèce de mélange morosité-fatigue générant une apathie de bon aloi, et vous obtenez un lundi pourri.

La vie d'agent du SPECTRE n'est pas tous les jours une joie.
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 00:00
- Partir à la bourre et à peine arrivé à la gare après s'être trainé derrière un mou du moteur, s'offrir un sprint avec option escalier pour choper le train.

- Au boulot, se couper au doigt avec un stupide carton. Noter que ce truc a priori trivial est en fait une gêne constante.

- Voir l'armoire à pharmacie se décrocher et pourrir la chemise du collègue qui s'était appuyé contre elle. Forcément, en voyant l'armoire tomber, il a voulu la retenir, mais son thé n'était pas d'accord pour partager sa main avec l'armoire.

- Se faire tancer par Moneypenny pour des trucs débiles. Et se dire qu'on aurait effectivement dû anticiper sur la reprise des meetings secrets pour la planification de la domination mondiale

- Devoir jeter une vingtaine de bouteilles de drogues de combat (goût orange) pour cause de date de péremption très dépassée.

...

Non, être un agent du SPECTRE n'est pas riant tous les jours.
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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /Juil /2007 00:00
Ce matin, en arrivant aux locaux secrets du SPECTRE, je sentis comme une agitation inhabituelle. Des agents montaient discrètement la garde, déguisés qui en pizzaiolo, qui en vendeur de chaussures, et un périmètre de sécurité (habilement dissimulé sous la forme d'une haie de troënes) avait été dressé de façon à interdire l'accès à l'entrée principale.

Arrivé dans mon bureau, je fus rapidement mis au parfum du pourquoi ce chambardement. Le MI6 avait profité de la nuit pour envoyer un missile sur nostre base. Il fallait régler ce problème, et j'allais m'en charger.
J'effectuais d'abord une étude ballistique  et un rapide calcul doublé d'un tracking GPS me donna l'origine exacte du missile.  Comme je soupçonnais le MI6 de tramer d'autres réjouissances, j'ordonnais immédiatement qu'une équipe d'intervention soit assemblée et envoyée en mission de sabotage de l'installation.

j'avais eu du flair. Mon équipe s'introduisit sans peine dans leur avant-poste et localisa un nouveau missile miniaturisé prêt à partir. Lechef d'équipe parvint à en empêcher le lancement et réussit même à nous ramener l'ogive.

Je pensais que le gros de la journée était effectué et que j'allais pouvoir regagner mon logement aussitôt que possible, mais un appel d'un officier paniqué changea mes plans. En effet, il se trouvait que l'on avait besoin en haut lieu d'accéder  à une malette spéciale, enfermée dans un coffre hypersécurisé. Et que personne n'en avait le code même si tout le monde avait le sautorisations requises pour y avoir accès.
J'ai donc mis ledit coffre à l'épreuve, son niveau de sécurité n'a pas résisté à mes assauts répétés. La malette fut récupérée, mais je dus ensuite me fader un rapport sur la piètre protection de nos documents ainsi que sur le défaut d'ortganisation responsable de cet auto-sabotage.

la vie d'agent du SPECTRE n'est pas toujours facile.
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 00:01
Ce matin, arrivée au bureau, au siège secret du SPECTRE.
Relevé des messages codés, une collègue me demande un "lutin de 40 ou 60 pages".
Il va de soi qu'il s'agit d'un pistolet mitrailleur avec chargeur étendu, non ?
Or, j'étais pas sûr du tout d'en avoir.

Mais avant de foncer chez le papetier l'armurier du coin, j'ai préféré aller vérifier dans le stock.
Or donc, je monte au sommet de la SPECTRE Tower, là où le stock secret (auquel seuls quelques happy fews ont accès : moi compris, on doit être trois ou quatre) est situé.

Première surprise : la porte est grande ouverte.
Deuxième surprise : il y a de la lumière...

Du coup, j'entre et lance, sur un ton entre croque-mitaine et farceur de service "QUI FOUILLE DANS *MA* RESERVE ?"
Là, je fais un pas de plus, et tombe sur un homme, de dos...
L'homme se retourne, et là, je blêmis, bafouille, et me paie une affiche d'enfer...
...parce que je me retrouve face au Dr. No en personne...
Au SPECTRE, on a Numéro 3 avec au dessus Numéro 2 avec au dessus Numéro 1, et au dessus de numéro 1, il y a Lady X et Dr No.

Et moi, sombre chargé de l'intendance, obscur sous-fifre, je viens de lui causer comme je causerais à un collègue lambda...

- Oh *pardon* ! Bonjour...
- Bonjour ! Je venais prendre une pile (à hydrogène, pour alimenter un proto de canon à plasma)...
- Ah ben faites, faites...
- Vous savez qui je suis ?
- Oui, c'est pour ça que je me suis excusé, d'ailleurs...
- Non, non, c'est moi... de temps en temps je passe vous prendre un dossier, j'espère que ça ne vous gène pas ?
- Oh non, pas de problème !
- D'ailleurs, je ne crois pas que vous ayes la pile en question...
- Vous m'en voyez fort marri, Monsieur.
- C'est pas grave, bonne journée !

Ce qui est bien, au SPECTRE, c'est que même les hauts dirigeants sont humains, quand même...
D'ailleurs, moins de 5' plus tard, mon ascenseur fut détourné par Numéro 1 qui me salua fort civilement.
Et pas plus tard que 5 autres minutes après, je croisais Lady X dans les couloirs...

Croiser Numéro 1, Dr No et Lady X avant 9h du mat', c'est très clair : Le SPECTRE est en opération.
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