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Capharnaüm (Divers)

Jeudi 8 juin 2006
C'est bien connu, le pognon, ça tombe pas du ciel.
Du moins, c'est ce qu'on a tenté de m'inculquer avec une réussite assez relative : mes amis savent pertinemment que "J'suis à sec en ce moment" est non seulement une locution fréquente de ma part, mais que c'est aussi un redoutable euphémisme.

Mais comment voulez-vous prendre ce genre d'affirmations au sérieux quand 92€ apparaissent sur votre compte sans que vous sachiez d'où ils viennent ?
D'accord, sur le relevé de compte, on me dit "Vrt xxxxxxxxxxx Univ. Bourse Socrates Cfn xx xxx", mais ça ne correspond à rien de prévu. Je sais que ma bourse Erasmus va tomber début Juillet, or on n'est que mi-juin, et que même si elle tombait en avance, le montant serait plus élevé que ça.

Donc on peut dire qu'aujourd'hui, j'ai 92€ qui sont arrivés sans raison sur mon compte en banque.
De là, l'argent tombe bel et bien du ciel. Et je m'en vais le dépenser en frivolités aussi vite que possible. (non, je plaisante, c'est juste pour faire enrager ma mère au cas où elle me lirait)
Par Q1
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Jeudi 15 juin 2006
20h05 : Gare du Nord. J'attends devant le quai du Thalys. Le train arrive.
20h10 : le flot de voyageurs se dissipe, je reconnais Naomi parmi les gens arrivant de Bruxelles. Elle est surprise, elle n'avait pas eu le mail où je la prévenais que je viendrai la chercher. Tant mieux, c'est toujours sympa de faire une surprise.
20h15 : direction Barbès-Rochechouart où la demoiselle a pris ses quartiers dans une auberje de jeunesse rue de la Chapelle. Check-in, dépôt des bagages, et on se lance dans la traversée de Paris.

Mais qui est Naomi ? Naomi, c'est une taïwanaise que j'ai rencontré à Helsinki (vu qu'elle y étudie aussi) et qui présentement fait un tour d'Europe avant de rentrer à Helsinki puis Taïwan.
Naomi a une conception qui me plait bien du tourisme : en gros, les lieux touristiques n'ont pas vraiment d'intérêt; plutôt voir le Paris des vrais gens. Et à pieds. Eh ben, allons-y.

20h30 : On entame le boulevard du faubourg Poissonnières. On s'arrête chez un épicier d'origine nord-africaine qui ferme tard (en politiquement incorrect un "arabe-du-coin" acheter une poire. Bon, jusque là, il ne s'esr rien passé. Avance un peu rapide.

21h et des brouettes : arrivés au niveau du grand Rex, je lui demande si elle ne craint rien. Elle me dit que non pourquoi ? je lui explique qu'on peut rejoindre les Halles par la Rue Saint-Denis, avec ses travailleuses du sexe (politiquement incorrect : putes) et ses dealers. Elle arrive d'Amsterdam, et je suppose qu'effectivement, après le Red Light District, la rue Saint Denis... c'est une équipe de seconde division qui affronte une sélection nationale.
A peine 50 mètres après le début de la rue, première prostipute. La qualité est bonne, jeune et jolie (oui, mais pute... désolé, je paie pas pour un service que je peux obtenir gratos et avec un peu plus de coeur en prime). Plus on avance, plus on remarque que la pute standard tend à vieillir, grossir, bref... On en a déduit le téhorème suivant :
"Sur l'axe dit Rue Saint Denis, la qualité de la prostituée est proportionnelle à la distance qui vous sépare des Halles".

21h30 : on arrive au forum des Halles, Naomi me signale que si on lui demandait son impression de Paris à ce moment là, elle parlerait de putes et de sex shops. Bon, ben pourquoi pas. En mon for intérieur, je me dis quand même qu'il faudrait relever le niveau intellectuel.

On passe dans un restaurant français avec des produits équilibrés et des prix raisonnables (politiquement incorrect : flunch), on se pose le temps de dîner, mais surtout le temps que la pluie cesse ou revienne à un niveau décent... Car oui, il s'est mis à pleuvoir. Second théorème : plus on approche des Halles, plus il pleut. Il faudra expérimenter pour savoir si l'hypothèse "la qualité de la pute est inversement proportionnelle au niveau de précipitations" a un fondement quelconque.

De là, ça commence à merder. Je me dis, on va aller vers la Seine, Notre-Dame, le quartier latin, tout ça... Je me suis retrouvé derrière les Halles, à côté de la bourse du Commerce (Naomi a aimé l'architecture, ça m'a bien arrangé, quand même, parce qu'en mon for intérieur je me sentais un peu con). Le soleil finissait de se coucher, la lumière était jolie, on est repartis. Et là, comment j'ai fait, je sais pas, mais on s'est retrouvés devant le Louvre. Quand je visais Notre-Dame. C'était pas mon jour, mais le sien si, puisqu'elle souhaitait vraiment voir la pyramide dudit Louvre. Ainsi fut-il.

On repartit par le pont des Arts, admirant au passge une jolie expo, et arrivés devant l'institut de France, nous tournâmes à gauche avant d'enquiller la rue de Nevers (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est juste une jolie rue étroite qui se finit sur l'impasse de Nevers (très courte avec un lierre tombant d'une fenêtre. Assez désuet, comme charme, mais charmant quand même)
puis la rue de Nesle pour retomber en plein Saint Germain des Prés. De là, en ligne plus ou moins droite, on arrive à l'Odéon, de l'Odéon au Luxembourg, et du Luxembourg à un fast-food de marque américaine très répandu dans le monde (oui, macdo) où l'on célèbre son anniversaire à coups de Mc Muffins (oui, j'ai vu mieux aussi... en plus on a même pas eu le clown !), puis on se plante 30 minutes dans un cybercafé afin qu'elle envoie quelques mails.

0h40 : On sort du cyber-café, il pleut toujours plus ou moins. On remonte sur la place du Panthéon, et là... c'est le drame. J'avais COMPLETEMENT oublié que le métro fermait vers 1h.
Or donc, on se dépêche vers Jussieu, pas de bol, le dernier métro va vers le sud quand notre objectif est plutôt de remonter vers Barbès.
On se retrouve à prendre un bus de nuit qui nous largue à Châtelet. Il est 1h20.
Un premier bus N14 nous passe devant sans s'arrêter pour cause d'arrêts mal foutus (selon l'affichage il DEVAIT s'arrêter à notre arrêt). Du coup, on remonte de 100m vers le bon arrêt et on attend, une demi-heure, sous la pluie. Je suis en t-shirt, il fait frais, je suis humide. Ca craint !
1h51 : le bus se pointe. A la gare de l'Est, on se sépare. Naomi redescendra deux stations plus loin à Rochechouart.

Moi, je suis parti dans l'optique de rallier Colonel Fabien à pinces, ce qui se fait SAUF si on prend l'avenue du faoubourg saint Martin vers le nord. Con de moi ! un petit kilomètre aller-retour pour du beurre. Un gros barbu me voyant passer mouillé et seul me propose de rentrer prendre un verre dans son bar. La bar affiche un rainbow flag, les tabourets sont sur les tables, je ne me sens pas l'âme exploratrice ce soir, je suis crevé, j'ai mal aux pieds (j'y reviendrai) et je suis attendu par un Flop qui ne demande qu'à aller se pieuter. Je décline donc son offre amicale et je reste hétérosexuel.
Je finis par arriver sur le quai de Jemmapes, me paume entre le Quai de Jemmapes et la rue Claude Villefaux (regardez un plan, faut le faire !), et je finis par arriver chez mon bon Flop froid, mouillé, et une chaussette cradée à mort par la présence massive d'hémoglobine entre les fibres textiles de son bout.
Une dernière traduction :
mes tenis me serrent un peu les pieds. Mon ongle de petit orteil gauche est donc (au fil des ces heures de marche) venu ronger une entaille dans le côté de mon quatrième orteil qui a gentiment saigné dans la chaussette. Une paire à la poubelle, une.

Voilà. Moi je dis, Paris by night c'est bien, mais sous la pluie, et en loupant le dernier métro... ça peut devenir un chouya chiant. Le mieux dans tout ça, c'est que Naomi était toute contente de me revoir ce matin, qu'on a fait un tour Montmartre-Pigalle-Musée de l'Erotisme, et que normalement elle vient passer le week-end chez moâ dans la campagne (un autre aspect de la France, quoi). Promis, j'essaie de pas la paumer dans la forêt de Fontainebleau !
Par Q1
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Mardi 27 juin 2006
ChanteurVocaliste cherche groupe.

J'ai *besoin* de lacher un gros coup de pression. Je connais qu'un moyen : ça demande un micro et une scène. Quelques personnes pour regarder, mais c'est pas obligé. Et trois ou quatre zicos plutôt compétents autour.

Cette courte prestation scénique le soir de la fête de la musique avait ça de frustrant qu'elle n'a pas duré plus de 5 minutes et que je n'ai pas d'occasion de la répéter dans un futur prévisible.
Si par hasard miracle un groupe de (heavy) metal cherche une voix sur la région parisienne avec possibilité de répéter sous peu, je suis votre homme.

J'ai une boule d'énergie qui demande à sortir, le genre à éclater une guitare sur scène, à pogoter à en perdre toute conscience du monde autour, le genre à entrer en furie berserk...
Il me faut un exutoire. et j'ai pas envie de foutre le feu à tout mon quartier.

Sauvez moi ! Prêtez moi un micro !
Par Q1
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Lundi 3 juillet 2006
L'idée m'est venue en goûtant un sirop pamplemousse-litchi que j'ai trouvé délicieux : il doit être possible de réunir ces deux saveurs d'une autre façon.
Certes, mais comment ?
Il y a, bien sûr, l'évidente salade de fruits : morceaux de pamplemousse et litchi mélangés, ça peut donner un dessert frais et acidulé... Yummy.
Mais quitte à faire un dessert, pourquoi ne pas verser dans la présentation jolie, et réutiliser des moitiés de pomelos évidés pour en faire de jolies coupelles ?
Mon idée partit alors de la coupelle pour aboutir à un contenu plus "compote", purée, bref... semi-liquide.
C'est là que le bât blesse : si le litchi est effectivement quelque peu consistant, le pamplemousse est lui un peu trop juteux pour avoir une chance de faire une compote décente.
Reste donc à trouver un épaississant.
J'ai pour l'instant deux idées : mettre de la pomme, au risque de sortir de l'idée de départ, et de ne pas obtenir exactement le mélange de goûts que je voulais, ou mettre de la farine en ne sachant pas du tout à quoi m'attendre.

Si vous avez des suggestions avant que je sacrifie litchi, pamplemousse et pomme sur l'autel de la Science culinaire...
Par Q1
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Mardi 4 juillet 2006
Tiens, puisque l'on se lance dans la cuisine, passons aux recettes qui ont le plus de chances d'intéresser le monde en cette période de chaleur écrasante : les boissons !

D'abord, pour l'expérimentation, il s'est avéré que mettre de la noix de coco rapée dans du coca-cola, ça donne un résultat sympa. A condition de ne pas en mettre trop, car outre le débordement du verre par la mousse, le risque majeur est de se retrouver les dents enchâssées dans un amalgame de coco. Le dosage idéal semble être de simplement recouvrir la surface du coca aec une fine couche de coco râpée.

Ensuite, pour ceux qui vroudraient prendre un café mais qui se laissent rebuter par la chaleur de la boisson en question, il vous suffit de mettre un fond de sucre dans un shaker, du café et de la glace pilée par dessus, secouez avec énergie, et versez en utilisant le filtre du shaker. Hop, vous avez un café froid.

Pour les grands gourmands, la variante qui tchue c'est de mettre une boule de glace vanille, un peu de sucre, de la glace pilée (ou pas encore si le mixer peut gérer le pilage de glaçons) et un espresso bien serré dans un mixer. Mixez, servez. C'est très bon.

Et pour finir, le cocktail qui le fait bien en toutes saisons :  la piña colada.
L'ingrédient qui permet de la faire vraiment bien, c'est la crème de coco "Coco Lopez", pas évidente à trouver, mais une épicerie Antillaise devrait résoudre ce souci.
Si vraiment vous mourrez d'envie d'une piña et que vous n'avez pas de crème de coco, essayez (j'ai pas testé, j'en réponds pas) de mélanger du lait de coco avec du sirop de sucre de canne à volume égal. Ca peut marcher. Et si vous voulez la jouer alcoolo, mettez carrément du Malibu.

Avec la crème de coco :
6 cl de Rhum
8 cl de CocoLopez (ou du mélange sirop de sucre/lait de coco, ou de Malibu)
8 cl de jus d'ananas
Glace en vrac (pilée si votre mixer ne supporte pas les glaçons entiers)

Balancez le tout au mixer, mixez jusqu'à obtenir un mélange homogène.
Buvez votre Piña Colada avec une paille, le verre décoré d'un morceau d'ananas pour la clâsse !
Par Q1
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Jeudi 6 juillet 2006
Même à Solidays, un écran géant assurera la retransmission de la finale de la Coupe du Monde de Football 2006...
Ayant le choix entre devenir aigri et me prendre au jeu, puisqu'il est simplement impossible d'y échapper, je décide de me prendre au jeu.

Alors allez les bleus !

(On va pas cracher sur une occasion de faire la fête de toutes façons !)
Par Q1
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Samedi 8 juillet 2006
Salut mes lecteurs !
Depuis hier, vendredi je suis à Longchamp, sur l'hippodrome, pour le festival Solidays !

Si tout se passe comme prévu, j'ai au moins vu :
Jean-Louis Aubert, ex Téléphone.
Louise Attaque, rock français de la fin des années 90.
Kill The Young, rock anglais des années 2000.
Astonvilla, rock français.

Et quelques autres... Qui sait ?

D'ailleurs, bande de moules affalées devant vos écrans, je ne peux que vous suggérer de prendre un pass 2 jours pour le samedi et le dimanche ! Parce que Solidays, c'est bon !
Par Q1
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Dimanche 9 juillet 2006
Je suis toujours à Solidays, pas de nouvelles fraîches.
Encore une fois, si tout se passe comme je veux, j'aurais vu à ce point du festival, en plus des artistes mentionnés hier :

Dionysos (rock français fou furieux sur scène)
Têtes Raides (chansons pêchues avec une section cuivre)
Anaïs (chanteuse loufoque)
Louis Bertignac (ex-Telephone, Guitar Hero)
 et quelques autres.
Je vous ferai la liste complète demain, lundi.

Sinon, on aura aussi un écran géant pour suivre la finale du Mondial de football... Vous savez, ce truc où personne aurait misé un cachou sur l'équipe de France y'a encore deux semaines et demies.
Bref, l'ambiance va être chaude-bouillante ! Enfin, si je suis pas trop crevé par la nuit électro de samedi soir, donnée par DJ Zebra.

J'avais dit y'a deux jours que j'aimais pas les rassemblements de foule anonyme... je maintiens. Mais là j'aurais quelques amis avec moi. Et puis bon, le match... Je ferai la fiesta après. Pendant, je compte bien en profiter pour me trouver plus près des scènes de concert :))
Par Q1
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Lundi 10 juillet 2006
Tant de choses à en dire !

Si je vous racontais les 3 jours par le menu, j'en aurais pour plusieurs pages.
Je vais me contenter de dire que c'était génial, que les groupes dont j'attendais beaucoup ne m'ont pas déçu le moins du monde, et que d'autres dont j'attendais seulement un peu m'ont très agréablement surpris.

A ce jour, je suis quasi-aphone, j'ai mal partout (surtout aux jambes, à force de sautiller pendant les concerts), j'ai des coups de soleil sur les bras et le visage (on ne reste pas 3 jours dehors au soleil sans conséquences quand on a ma peau de rouquin) et je suis crevé car j'ai assez peu dormi. Mais si c'était à refaire, je le referais pareil, parce que Solidays, au delà des artistes, c'est une ambiance génialissime, sans agressivité : tout le monde est là pour se faire plaisir, ça se voit et c'est communicatif ! Que ce soient les artistes qui se donnent à fond, les associations qui viennent porter leurs messages et leurs luttes au sein du festival, ou les festivaliers et campeurs qui braillent, tout le monde est là aussi pour se rappeller que 90% des malades du Sida sont au Sud et 90% des traitements au Nord.

Solidays, c'est aussi une défaite en finale de coupe du monde suivie par un nombre impressionant de personnes sans que cela ait un réel impact sur la fin des festivités avec des concerts entraînants de la part de Bénabar, Tryo et les Motivés qui ont clôturé le festival sur un recueil de chants de luttes remis au goût du jour.

Solidays, c'est tois jours de bonheurs, grands et petits, de bonnes surprises et de rencontres sympas, d'activités sportives, culturelles et ludiques...

Vraiment, Solidays, c'est bien ! (à défaut d'adjectif plus adapté, je dirais même que c'est supercallifragillisticexpiallydocious)

Voilà pour la réaction à chaud.
Demain, je vous ferai un compte-rendu des concerts pour ceux que ça intéresse de savoir ce que donnent Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Dyonisos ou encore Sergent Garcia et quelques autres sur scène à Solidays.
Par Q1
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Jeudi 13 juillet 2006
Je aprs ce jour pour Vannes, d'où je rallierai la Corrèze.
Après un très bref retour à Paris le temps de fêter un anniversaire, je repartirai en Irlande.

Autant vous dire que ce blog sera donc lui aussi en vacances jusqu'au premier août, sauf si l'envie me prend de babiller sur quelque chose et que j'ai les moyens techniques à portée.

Bonnes vacances à ceux qui en ont !
Par Q1
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