Samedi 10 juin 2006
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Bon, pour une fois je vais faire mentir l'intitulé de ma catégorie musique. parce que je vais pas parler de siderurgistes ou de jardiniers musicaux.
Nan, je vais vous raconter mon expérience au festival Confluences de Montereau-Fault-Yonne.
D'abord, Confluences (un peu de publi-info gratis, et hop) c'est un festival qui fête ses 10 ans. A l'origine consacré au blues, il s'étend aujourd'hui sur le rock, le zouk, la chanson...
Ce festival a pour particularité de se dérouler à 1h de route de chez moi, et surtout d'avoir un prix défiant toute concurrence (10€ tarif plein, 5€ tarif réduit).
Et quand on voit l'affiche, c'est pas cher payé !
Mais laissez moi vous raconter.
Nous arrivâmes vers 18 heures, guidés depuis la place de parking par un son de guitare. Cette guitare s'avéra être celle d'un certain François Sciortino, que je ne connaissais pas, mais qui s'avéra être un excellent blues-man. Drôle lorsqu'il se moque gentiment de son public, et très bon lorsqu'il laisse sa guitare parler pour lui. Un harmoniciste/vocaliste vint lui prêter main-forte en plusieurs occasions, et ma foi, comme arrivée, ça le faisait bien.
Derrière Sciortino, le but premier du pourquoi on était là, moi, ma frangine et le Fred, c't'à dire Les Wriggles. Les Wriggles, pour les ceusses et celles qui ne le sauraient pas encore, c'est une bande de 5 marioles habillés en rouge qui chantent des chansons (forcément), accomapgnés à al guitare, allant musicalement du punk a cappella au rap accoustique en passant par des rythmes bossa, bluesy, ou juste funs à écouter. Dans le texte, ça va de l'absurdité profonde à la déconvenue amoureuse en passant par lesujet polémique... c'est chiant à décrire, les Wriggles, aprce que c'est beaucoup de choses à la fois. Le mieux, hein, c'est de vous démerder pour aller les voir.
Nous eûmes donc le plaisir d'assister à une performance mêlant chansons du dernier album en date, inédits pas encore passés sur CD (une chanson sur la Chine et une autre relatant une soirée plus-foireuse-tu-meurs-poignardé-dans-le-bronx-un-soir-de-pluie), et classiques tels que Poupine et Thierry, Monolithe, Les Taxis, Ah bah ouais mais bon, et pour finir après quelques rappels : On se la pète...
Evidemment, comem à leur habitude, le passage à la scène implique diverses modifs qui permettent de redécouvrir les chansons. Et c'est vraiment bon !
Après les Wriggles, changement d'ambiance. On déménage sous les cocotiers des Antilles, la plage, le Ti'Punch, et forcément : le Zouk. Le Zouk délivré par -je vous le donne en mille : Zouk Machine !
Mais siii, le tube là, avec son refrain... un truc qui fait : "Pa mé lé mwen kon saké ni maldon Ha, Pa fé mwen Pa fé mwen, Wo ho, si'wvié ké pou nou dé sa kontinué, Ban fil pou mwen pé boujé"... Vous voyez ? Si vous avez participé à une soirée dansante depuis 1990, c'est obligé que vous connaissiez. Donc, Zouk Machine nous a servi de la musique qui allait bien avec le soleil qui tapait sur Montereau ce soir là. Un peu hostile au début, je me suis laissé gagner par la non-prise de tête et la bonne humeur... D'aucuns m'ont même vu balancer la tête et taper du pied en rythme, un petit sourire approbateur aux lèvres...
Etlà... une fois Zouk Machine sorti de scène... on a eu un concert d'une heure trente d'un mythe. Une légende de la chanson française... Un type dont on connait toutes les chansons par coeur mais dont on ne sait pas qui les a écrites pour les trois-quarts parce qu'on les a entendues surtout en colo, jouées à la gratte par un moniteur.
Un type qui a écrit, oh, en vrac : Stewball, Adieu Monsieur le Professeur, Le Petit Âne gris, Le Rossignol Anglais, Des jonquilles aux derniers lilas, Dès que le printemps revient, Hasta Luego... Vous avez trouvé ? Non ? Bon, pour les plus jeunes ou les moins dégourdis il me reste deux titres avant révelation du secret de Polichinelle : Céline et Santiano.
Voilà... Si vous n'avez pas reconnu Hugues Aufray, je vous méprise. Et alors, voir Hugues Aufray sur scène, quand on ne jure que par Metallica ou Lofofora (suivant l'humeur), ça peut sembler une vaste blague... Mais quand le gars Hugues se pointe, habillé en jeans (pantalon et veste), ses cheveux et sa barbe blanche imposant le respect, sa gratte à la main... On oublie assez vite que le Monsieur a plus de 76 piges. Entouré d'un chapelet de musiciens aux CVs élogieux, Aufray nous a envoyé un mix d'enfer, entre tubes susmentionnés, chansons moins connues (telle chacun sa mer, reprise de l'air de Dirty Old Town), un morceau de flûte irlandais qui suivait une petite histoire racontée par monsieur Hugues...
Pendant une heure trente, j'ai cessé d'être ce grand couillon de 20 berges pour devenir un minot, un vrai gamin qui a les yeux qui pétillent devant un type qui chante ces chansons si familières à l'oreille qu'il connaît comme s'il les avait écrites (et de fait...).
Bon, on sent un côté vieille France poindre derrière les histoires de blues, de cajuns, de bib Dylan : Chacun sa mer dédiée explicitement aux marins français, Santiano dédiée aux bleus, en particulier à Djibril Cissé... Mais bon, quand il résume son idée de la démocratie, avec de la tolérance, du respect, et quelques autres valeurs somme toutes assez peu discutables... Ben on se dit qu'il est tout sauf un vieux con. En somme, un grand monsieur dont je n'aurais jamais cru que j'irais à un de ces concerts et encore moins que je trouverais ça aussi bien !
Pour finir, on est resté au début de Marc Lavoine. Bon, musicalement, c'est ni bon ni mauvais. De la variété, à peine plus pêchue que la moyenne, ponctuée de solos de guitare jolis et techniques, mais pas transcendants. Je suis pas fan, mais ça se laisse écouter. Visuellement, des lumères archi-vives aux couleurs très disco. Et un Marc Lavoine en t-shirt moulant noir parsemé de paillettes qui laisse deviner sa palstique. Le gars est à fond dans ce qu'il fait, ça fait plaisir à voir. Il remue, gesticule, se trémousse...
MAIS PUTAIN QUE SON PUBLIC M'A TAPÉ SUR LE SYSTEME !!!
Imaginez, sur 25.000 personnes, une meute de quelques centaines de trentenaires hystériques dispersées dans le public... Au moindre déhanchement du Lavoine, les blondes (c'est pas une couleur de cheveux, c'est un concept...) se mettent à piailler sans retenue, montrant que visiblement, chez certaines femmes, l'évolution s'arête à 12 ans : on entendait les mêmes cris suraigus lorsque les 2be3 passaient à la télé quand j'étais p'tit... Du coup, à minuit, fatigués, les pieds endoloris par le terrain irrégulier, nous sommes rentrés de Montereau... fatigués mais bien contents :)
Nan, je vais vous raconter mon expérience au festival Confluences de Montereau-Fault-Yonne.
D'abord, Confluences (un peu de publi-info gratis, et hop) c'est un festival qui fête ses 10 ans. A l'origine consacré au blues, il s'étend aujourd'hui sur le rock, le zouk, la chanson...
Ce festival a pour particularité de se dérouler à 1h de route de chez moi, et surtout d'avoir un prix défiant toute concurrence (10€ tarif plein, 5€ tarif réduit).
Et quand on voit l'affiche, c'est pas cher payé !
Mais laissez moi vous raconter.
Nous arrivâmes vers 18 heures, guidés depuis la place de parking par un son de guitare. Cette guitare s'avéra être celle d'un certain François Sciortino, que je ne connaissais pas, mais qui s'avéra être un excellent blues-man. Drôle lorsqu'il se moque gentiment de son public, et très bon lorsqu'il laisse sa guitare parler pour lui. Un harmoniciste/vocaliste vint lui prêter main-forte en plusieurs occasions, et ma foi, comme arrivée, ça le faisait bien.
Derrière Sciortino, le but premier du pourquoi on était là, moi, ma frangine et le Fred, c't'à dire Les Wriggles. Les Wriggles, pour les ceusses et celles qui ne le sauraient pas encore, c'est une bande de 5 marioles habillés en rouge qui chantent des chansons (forcément), accomapgnés à al guitare, allant musicalement du punk a cappella au rap accoustique en passant par des rythmes bossa, bluesy, ou juste funs à écouter. Dans le texte, ça va de l'absurdité profonde à la déconvenue amoureuse en passant par lesujet polémique... c'est chiant à décrire, les Wriggles, aprce que c'est beaucoup de choses à la fois. Le mieux, hein, c'est de vous démerder pour aller les voir.
Nous eûmes donc le plaisir d'assister à une performance mêlant chansons du dernier album en date, inédits pas encore passés sur CD (une chanson sur la Chine et une autre relatant une soirée plus-foireuse-tu-meurs-poignardé-dans-le-bronx-un-soir-de-pluie), et classiques tels que Poupine et Thierry, Monolithe, Les Taxis, Ah bah ouais mais bon, et pour finir après quelques rappels : On se la pète...
Evidemment, comem à leur habitude, le passage à la scène implique diverses modifs qui permettent de redécouvrir les chansons. Et c'est vraiment bon !
Après les Wriggles, changement d'ambiance. On déménage sous les cocotiers des Antilles, la plage, le Ti'Punch, et forcément : le Zouk. Le Zouk délivré par -je vous le donne en mille : Zouk Machine !
Mais siii, le tube là, avec son refrain... un truc qui fait : "Pa mé lé mwen kon saké ni maldon Ha, Pa fé mwen Pa fé mwen, Wo ho, si'wvié ké pou nou dé sa kontinué, Ban fil pou mwen pé boujé"... Vous voyez ? Si vous avez participé à une soirée dansante depuis 1990, c'est obligé que vous connaissiez. Donc, Zouk Machine nous a servi de la musique qui allait bien avec le soleil qui tapait sur Montereau ce soir là. Un peu hostile au début, je me suis laissé gagner par la non-prise de tête et la bonne humeur... D'aucuns m'ont même vu balancer la tête et taper du pied en rythme, un petit sourire approbateur aux lèvres...
Etlà... une fois Zouk Machine sorti de scène... on a eu un concert d'une heure trente d'un mythe. Une légende de la chanson française... Un type dont on connait toutes les chansons par coeur mais dont on ne sait pas qui les a écrites pour les trois-quarts parce qu'on les a entendues surtout en colo, jouées à la gratte par un moniteur.
Un type qui a écrit, oh, en vrac : Stewball, Adieu Monsieur le Professeur, Le Petit Âne gris, Le Rossignol Anglais, Des jonquilles aux derniers lilas, Dès que le printemps revient, Hasta Luego... Vous avez trouvé ? Non ? Bon, pour les plus jeunes ou les moins dégourdis il me reste deux titres avant révelation du secret de Polichinelle : Céline et Santiano.
Voilà... Si vous n'avez pas reconnu Hugues Aufray, je vous méprise. Et alors, voir Hugues Aufray sur scène, quand on ne jure que par Metallica ou Lofofora (suivant l'humeur), ça peut sembler une vaste blague... Mais quand le gars Hugues se pointe, habillé en jeans (pantalon et veste), ses cheveux et sa barbe blanche imposant le respect, sa gratte à la main... On oublie assez vite que le Monsieur a plus de 76 piges. Entouré d'un chapelet de musiciens aux CVs élogieux, Aufray nous a envoyé un mix d'enfer, entre tubes susmentionnés, chansons moins connues (telle chacun sa mer, reprise de l'air de Dirty Old Town), un morceau de flûte irlandais qui suivait une petite histoire racontée par monsieur Hugues...
Pendant une heure trente, j'ai cessé d'être ce grand couillon de 20 berges pour devenir un minot, un vrai gamin qui a les yeux qui pétillent devant un type qui chante ces chansons si familières à l'oreille qu'il connaît comme s'il les avait écrites (et de fait...).
Bon, on sent un côté vieille France poindre derrière les histoires de blues, de cajuns, de bib Dylan : Chacun sa mer dédiée explicitement aux marins français, Santiano dédiée aux bleus, en particulier à Djibril Cissé... Mais bon, quand il résume son idée de la démocratie, avec de la tolérance, du respect, et quelques autres valeurs somme toutes assez peu discutables... Ben on se dit qu'il est tout sauf un vieux con. En somme, un grand monsieur dont je n'aurais jamais cru que j'irais à un de ces concerts et encore moins que je trouverais ça aussi bien !
Pour finir, on est resté au début de Marc Lavoine. Bon, musicalement, c'est ni bon ni mauvais. De la variété, à peine plus pêchue que la moyenne, ponctuée de solos de guitare jolis et techniques, mais pas transcendants. Je suis pas fan, mais ça se laisse écouter. Visuellement, des lumères archi-vives aux couleurs très disco. Et un Marc Lavoine en t-shirt moulant noir parsemé de paillettes qui laisse deviner sa palstique. Le gars est à fond dans ce qu'il fait, ça fait plaisir à voir. Il remue, gesticule, se trémousse...
MAIS PUTAIN QUE SON PUBLIC M'A TAPÉ SUR LE SYSTEME !!!
Imaginez, sur 25.000 personnes, une meute de quelques centaines de trentenaires hystériques dispersées dans le public... Au moindre déhanchement du Lavoine, les blondes (c'est pas une couleur de cheveux, c'est un concept...) se mettent à piailler sans retenue, montrant que visiblement, chez certaines femmes, l'évolution s'arête à 12 ans : on entendait les mêmes cris suraigus lorsque les 2be3 passaient à la télé quand j'étais p'tit... Du coup, à minuit, fatigués, les pieds endoloris par le terrain irrégulier, nous sommes rentrés de Montereau... fatigués mais bien contents :)
Par Q1
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Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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