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Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)

Samedi 10 juin 2006 6 10 /06 /2006 01:42
Bon, pour une fois je vais faire mentir l'intitulé de ma catégorie musique. parce que je vais pas parler de siderurgistes ou de jardiniers musicaux.
Nan, je vais vous raconter mon expérience au festival Confluences de Montereau-Fault-Yonne.

D'abord, Confluences (un peu de publi-info gratis, et hop) c'est un festival qui fête ses 10 ans. A l'origine consacré au blues, il s'étend aujourd'hui sur le rock, le zouk, la chanson...
Ce festival a pour particularité de se dérouler à 1h de route de chez moi, et surtout d'avoir un prix défiant toute concurrence (10€ tarif plein, 5€ tarif réduit).
Et quand on voit l'affiche, c'est pas cher payé !

Mais laissez moi vous raconter.

Nous arrivâmes vers 18 heures, guidés depuis la place de parking par un son de guitare. Cette guitare s'avéra être celle d'un certain François Sciortino, que je ne connaissais pas, mais qui s'avéra être un excellent blues-man. Drôle lorsqu'il se moque gentiment de son public, et très bon lorsqu'il laisse sa guitare parler pour lui. Un harmoniciste/vocaliste vint lui prêter main-forte en plusieurs occasions, et ma foi, comme arrivée, ça le faisait bien.

Derrière Sciortino, le but premier du pourquoi on était là, moi, ma frangine et le Fred, c't'à dire Les Wriggles. Les Wriggles, pour les ceusses et celles qui ne le sauraient pas encore, c'est une bande de 5 marioles habillés en rouge qui chantent des chansons (forcément), accomapgnés à al guitare, allant musicalement du punk a cappella au rap accoustique en passant par des rythmes bossa, bluesy, ou juste funs à écouter. Dans le texte, ça va de l'absurdité profonde à la déconvenue amoureuse en passant par lesujet polémique... c'est chiant à décrire, les Wriggles, aprce que c'est beaucoup de choses à la fois. Le mieux, hein, c'est de vous démerder pour aller les voir.
Nous eûmes donc le plaisir d'assister à une performance mêlant chansons du dernier album en date, inédits pas encore passés sur CD (une chanson sur la Chine et une autre relatant une soirée plus-foireuse-tu-meurs-poignardé-dans-le-bronx-un-soir-de-pluie), et classiques tels que Poupine et Thierry, Monolithe, Les Taxis, Ah bah ouais mais bon, et pour finir après quelques rappels : On se la pète...
Evidemment, comem à leur habitude, le passage à la scène implique diverses modifs qui permettent de redécouvrir les chansons. Et c'est vraiment bon !

Après les Wriggles, changement d'ambiance. On déménage sous les cocotiers des Antilles, la plage, le Ti'Punch, et forcément : le Zouk. Le Zouk délivré par -je vous le donne en mille : Zouk Machine !
Mais siii, le tube là, avec son refrain...  un truc qui fait : "Pa mé lé mwen kon saké ni maldon Ha, Pa fé mwen Pa fé mwen, Wo ho, si'wvié ké pou nou dé sa kontinué, Ban fil pou mwen pé boujé"... Vous voyez ? Si vous avez participé à une soirée dansante depuis 1990, c'est obligé que vous connaissiez. Donc, Zouk Machine nous a servi de la musique qui allait bien avec le soleil qui tapait sur Montereau ce soir là. Un peu hostile au début, je me suis laissé gagner par la non-prise de tête et la bonne humeur... D'aucuns m'ont même vu balancer la tête et taper du pied en rythme, un petit sourire approbateur aux lèvres...

Etlà... une fois Zouk Machine sorti de scène... on a eu un concert d'une heure trente d'un mythe. Une légende de la chanson française... Un type dont on connait toutes les chansons par coeur mais dont on ne sait pas qui les a écrites pour les trois-quarts parce qu'on les a entendues surtout en colo, jouées à la gratte par un moniteur.
Un type qui a écrit, oh, en vrac : Stewball, Adieu Monsieur le Professeur, Le Petit Âne gris, Le Rossignol Anglais, Des jonquilles aux derniers lilas, Dès que le printemps revient, Hasta Luego... Vous avez trouvé ? Non ? Bon, pour les plus jeunes ou les moins dégourdis il me reste deux titres avant révelation du secret de Polichinelle : Céline et Santiano.
Voilà... Si vous n'avez pas reconnu Hugues Aufray, je vous méprise. Et alors, voir Hugues Aufray sur scène, quand on ne jure que par Metallica ou Lofofora (suivant l'humeur), ça peut sembler une vaste blague... Mais quand le gars Hugues se pointe, habillé en jeans (pantalon et veste), ses cheveux et sa barbe blanche imposant le respect, sa gratte à la main... On oublie assez vite que le Monsieur a plus de 76 piges. Entouré d'un chapelet de musiciens aux CVs élogieux, Aufray nous a envoyé un mix d'enfer, entre tubes susmentionnés, chansons moins connues (telle chacun sa mer, reprise de l'air de Dirty Old Town), un morceau de flûte irlandais qui suivait une petite histoire racontée par monsieur Hugues...
Pendant une heure trente, j'ai cessé d'être ce grand couillon de 20 berges pour devenir un minot, un vrai gamin qui a les yeux qui pétillent devant un type qui chante ces chansons si familières à l'oreille qu'il connaît comme s'il les avait écrites (et de fait...).
Bon, on sent un côté vieille France poindre derrière les histoires de blues, de cajuns, de bib Dylan : Chacun sa mer dédiée explicitement aux marins français, Santiano dédiée aux bleus, en particulier à Djibril Cissé... Mais bon, quand il résume son idée de la démocratie, avec de la tolérance, du respect, et quelques autres valeurs somme toutes assez peu discutables... Ben on se dit qu'il est tout sauf un vieux con. En somme, un grand monsieur dont je n'aurais jamais cru que j'irais à un de ces concerts et encore moins que je trouverais ça aussi bien !

Pour finir, on est resté au début de Marc Lavoine. Bon, musicalement, c'est ni bon ni mauvais. De la variété, à peine plus pêchue que la moyenne, ponctuée de solos de guitare jolis et techniques, mais pas transcendants. Je suis pas fan, mais ça se laisse écouter. Visuellement, des lumères archi-vives aux couleurs très disco. Et un Marc Lavoine en t-shirt moulant noir parsemé de paillettes qui laisse deviner sa palstique. Le gars est à fond dans ce qu'il fait, ça fait plaisir à voir. Il remue, gesticule, se trémousse...
MAIS PUTAIN QUE SON PUBLIC M'A TAPÉ SUR LE SYSTEME !!!
Imaginez, sur 25.000 personnes, une meute de quelques centaines de trentenaires hystériques dispersées dans le public... Au moindre déhanchement du Lavoine, les blondes (c'est pas une couleur de cheveux, c'est un concept...) se mettent à piailler sans retenue, montrant que visiblement, chez certaines femmes, l'évolution s'arête à 12 ans : on entendait les mêmes cris suraigus lorsque les 2be3 passaient à la télé quand j'étais p'tit... Du coup, à minuit, fatigués, les pieds endoloris par le terrain irrégulier, nous sommes rentrés de Montereau... fatigués mais bien contents :)
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Dimanche 11 juin 2006 7 11 /06 /2006 02:11
Deuxième jour du festival, ce coup-ci on arrive dans l'après midi. On rate de peu la fin du concert de Lââm. Pas grave. On aura quand même entendu quelques flonflons, et j'estime as qu'on aie raté grand chose.

Non, nous, on venais pour Yves Jamait, que ma frangine aime bien, et que j'aime bien itou. Et donc nous arrivâmes pendant que les techniciens installaient le matériel et faisaient les essais de son. Après 20 bonnes minutes à attendre en plein caniard, Jamait décide que la balance est ok, et que c'est pas la peine d'attendre le gentil organisateur du festival. Or donc, il se lance. Et ma foi... Sa chanson réaliste mêlant ivrogneries et déconvenues amoureuses chantée par sa voix éraillée rend encore mieux sur scène. Le bonhomme s'amuse et ça se sent, il joue ses textes, et boit une bière dès que le soleil se fait trop lourd (et il était lourd, le soleil)... Un très bon moment.

Jamait fut suivi d'Amel Bent. Je me contenterais d'appliquer un conseil lein de sagesse : "Si tu n'as pas de bien à dire de quelqu'un, tais-toi".

Ensuite, la bonne surprise fut Dany Brillant. Car au delà des textes pas forcément grandiose, ce type est un jazzman fort agréable à écouter. Et surtout, il est capable de mettre une ambiance du feu de Zeus, ce qui n'est pas négligeable et qui n'est pas donné à tout le monde quand le public est de plus de 20.000 personnes... Au delà des titres connus que sont Suzette, Y'a qu'les filles, Tant qu'il y aura des femmes, Quand je vois tes yeux, on a eu droit à quelques morceaux entre jazz et salsa, servis par un orchestre impeccable. Et en parlant de Quand je vois tes yeux, cette chanson fut dotée d'une longue parenthèse instrumentale salsa archi pêchue. Et quand il fait chanter les femmes d'abord, puis les hommes sur l'air de Tant qu'il y aura des femme, on se rend compte d'à quel point les femmes y mettent du coeur quand c'est lui qui demande : le chant des femmes était clair et limpide, celui des hommes faux et rauque...

Bon, et puis après la bonen surprise... Le type qui a intitulé son dernier album "Super Colossal". C'est soit d'une grande prétention, soit d'un grand génie. Et si on a jamais entendu parler de ce type, on peut peut-être croire à une grande prétention. Mais quand on a vu ce bonhomme chauve à lunettes de soleil prendre sa guitare électrique et jouer, jouer, jouer encore pendant plus d'une heure, on est rapidement convaincu que si un artiste peut se permettre d'intituler un disque ainsi, c'est bien Joe Satriani. Je m'attendais à un show de technique capable d'en mettre plein les mirettes... et je n'ai pas été déçu. Mais non seulement ce mec est capable de chiader un solo, il a en plus réussi à créer des rythmes entraînants, des grooves qui tchuent, des refrains qui se retiennent et reviennent... Et pour en revenir à la technique, entre les tappings de folie avec les mains croisées, le jeu avec les dents (si !), les démanchés, les aprèges d'une vitesse folle.;. Ce type est en phase avec sa guitare. D'ailleurs, il ne parle presque pas : un petit bonsoir, une rapide mention de son dernier album, quelques mercis. Ses musiques se passent de vocalises, sauf lorsqu'il invite le public à reprendre ses riffs à la voix (sans avoir besoin de le dire... le morceau s'y prête naturellement). Bref, Satriani, sur scène... c't'un monstre !

Enfin, après encore une demi-heure de battement, encore meublée par les groupes de la scène secondaire (auxquels je n'ai pas prêté assez attention pour en avoir parlé), arrive Bonnie Tyler. La Galloise entame son concert sur un titre gentiment rock'n'roll I need a hero (que je connaissais sans savoir à qui l'attribuer), salue la foule, nous parle de son dévédé qui va sortir avec des images de son concert à la Cigale, chante une deuxième chanson, attaque une troisième chanson, un truc rock, bien rythmé... Quand soudain...
Quand soudain les plombs sautent. Mais pas qu'un peu. De fait, c'est tout un quartier de Montereau qui s'est retrouvé dans le noir... Mais ça, on l'apprendra un peu plus tard, après avoir vu Bonnie Tyler assumer la situation, passer sur le devant de la scène, éclairée par la pleine lune, faire coucou au public. On aura aussi souhaité un bon anniversaire à la dame sur l'impulsion de ma soeur... si, si ! c'est elle qui a eu l'idée et qui a commencé à chanter "Happy Birthday to you", se souvenant que le présentateur du festival avait mentionné le fait que Mrs. Tyler était née un 8 juin, soit 2 jours plus tôt. La chanson a été vite reprise par une partie du public, c'était sympa.
Du coup, pour passer le temps le temps qu'on nous dise ce qu'il se passait, l'artiste a pris des photos du public au flash...
Après quelques minutes dans le noir, un type de l'orga du festoche a réussi à nous faire comprendre (en parlant très fort depuis la scène) que c'était pas une petite panne et qu'ils attendaient EDF.
Du coup, on est parti un peu frustrés de ne pas avoir entendu plus de Bonnie Tyler (le début dui concert était prometteur), mais assez amusés par la situation pour en rire de bon coeur. Et on a constaté en marchant vers la voiture que c'était un peu plus qu'un pâté de maison qui avait été privé de courant. D'ailleurs, je ne sais pas comment s'est finie la soirée pour les festivaliers... Affaire à suivre.
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Jeudi 29 juin 2006 4 29 /06 /2006 00:31
Oo-Haahh !
J'ai été voir Tool au Zénith, à Paris. Et c'était exactement ce dont j'avais besoin !
Imaginez un peu : rien moins qu'un de mes groupes de metal préférés sur scène, avec des écrans qui diffusent des images psychédéliques plus ou moins abstraites. On ajoute à ça un gros besoin de se défouler, un volume sonore à vous arracher les oreilles, des basses qui résonnent directement dans le myocarde...
J'ai passé 1h40 (oui, c'est court, mais si intense !) en transe au milieu d'une foule. Le bouquet final fut l'enchaînement des titres Vicarious et Aenema, assénés avec une hargne qui a fait que j'ai traversé la fosse pour rejoindre 'avant du public, la partie où ça pogote sauvagement... Et pour pogoter, ça a pogoté !

Bref, je suis un peu calmé, et ça fait du bien.

Bémols, cependant (ne gâchant pas pour autant ce grand moment) : côté public, les clopes, qui malgré une demande expresse du chanteur sont restées allumées. Côté scène, un set de 1h40 c'est peu, surtout quand la lumière se rallume juste après la fin du morceau, sans possibilité de rappels. Je soupçonne, cela dit, que la fumée dans la salle y soit pour quelque chose, Maynard James Keenan me semble avoir un larynx sensible à la clope.
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Samedi 1 juillet 2006 6 01 /07 /2006 00:00
14h00, je rentre dans la salle.

- Bonjour, asseyez-vous.
- D'accord.
- Donc, vous n'avez lu qu'un livre ?
- J'ai été prévenu que j'avais un oral avant-hier [véridique], j'ai pas pu faire mieux.
- OK. [...] parlez moi du livre, sa structure, son contenu, puis je vous poserai des questions.
- [rapide blabla résumant le livre tel qu'on me l'avait résumé l'avant-veille]
- Et donc, qu'est-ce qui a poussé l'auteur a faire s'installer comme ça dans un quartier pauvre ?
- Je sais pas. [J'avais pas non plus eu le temps de faire des recherches sur l'auteur, hé !]
- Bon, tant pis. Que pouvez vous me dire sur sa recherche d'un logement ?
-... [silence] Oh, autant ne pas vous faire perdre plus de temps. Je n'ai pas lu ce livre. Désolé. [de fait, pour être désolé, je l'étais]
- Vous ne l'avez pas lu... bon. Au moins vous êtes honnête.
- [boule dans la gorg trop grosse pour pouvoir émettre un son].

Je me lève, je jette mon plus beau regard de chien battu à la prof, essayant de lui faire comprendre par le regard à quel point je m'en veux, que je sais que je merde, mais par pitié, ne me jugez pas en tant qu'individu sur ce coup-là, et je sors.

Il est 14h02. J'ai foiré mon oral de civilisation britannique... Mais comme j'avais JAMAIS foiré un oral. Je suis ressorti au bord des larmes, certain de passer pour l'archicancre que je ne pense sincèrement pas être.

Tant pis.
Maintenant, ces foutus exams sont derrière moi, ce qui est fait est fait. On verra les résultats le 12 juillet.
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Mardi 11 juillet 2006 2 11 /07 /2006 12:37
Jean-Louis Aubert

Jean-Louis Aubert, rappellons-le, c'était le chanteur du groupe Téléphone dans les années 80. Depuis que Téléphone a splitté, Aubert joue tout seul. Enfin, avec Richard Kolinka (le batteur de Téléphone, justement) à la batterie, et un entourage de musiciens plutôt doués.

Sur scène, il commence avec un de ses morceaux, puis annonce "changement de programme, on va jouer quelque chose de plus ancien". Et là, c'est l'hystérie : il attaque "Argent trop cher" de Téléphone. Et un pur moment de rock'n'roll, un ! Et ce sera comme ça pendant l'heure et quelques que dura le concert : des morceaux d'Aubert, positifs et dynamiques, alternés avec du Téléphone, carrément explosif. Le côté explosif de Téléphone était d'ailleurs en partie dû à un public massif et hystérique. Des milliers des millions, des milliards de djeunz qui sautent à pieds joints en chantant à tue-tête les paroles de New-York avec toi, ou de C'est vraiment toi... Ca met une patate d'enfer !

Grosse impression aussi de la part du batteur. Richard Kolinka est fou ! Dès qu'il a un temps mort sur une main, il fait tourner ses baguettes, les jette en l'air, prend des poses improbables... Et bat, et re-bat et bat encore, le tout sans louper un temps... Ce mec est génial !

Dionysos

Dionysos, sur album, c'est sympa. C'est du rock assez soft, avec des textes poético-humoristico-fantastiques, ça plait aux filles, les garçons s'y retrouvent quand même.
Mais sur scène... Les monstres sont lâchés ! Les riffs deviennent agressifs, le tempo augmente et on se retrouve face à un bulldozer de rock emmené par un chanteur qui doit manger du TNT au petit-dej !

Mathias Malzieu, puisqu'il a un nom, c'est un petit gars (1m60 ou 65 à tout casser), mais un petit gars en folie. Qui saute partout. Qui s'offre un slam, porté par le public jusqu'à la tour de la régie puis à nouveau vers la scène, en fin de concert. Et qui dirige son public de façon magistrale.
Quand MAthias Malzieu réclame du bruit, le public tonitrue. Quand Mathias Malzieu demande le silence, ça marche aussi. Et quand il donne l'idée d'un pogo en silence, le public suit.
Oui, vous avez bien lu. Un pogo *en silence*. Autrement dit, un public qui se bouscule, saute, tournoie, et gigote... en silence. Un silence à peine ponctué de commentaires parlés par certains qui trouvent l'expérience aprticulièrement folle.

Et évidemment, on reprend le concert sur un vrai pogo, avec ses cris, ses chants et son énergie intacte juste après.
Dionysos, c'est donc du pogo quasi-nonstop sur des paroles poético-fantastiques. Et c'est génial !

Louis Bertignac

LE guitariste de Téléphone. Qui a, depuis le split du groupe, lui aussi suivi une carrière solo. Bertignac, pour son concert, on s'était assis sur le côté du chapiteau où se trouvait la scène pour pouvoir manger un bout. Et -joie du timing- c'est juste quand on venait de finir de manger qu'il a attaqué Cendrillon. LE tube de Téléphone. On s'est donc rués vers le chapiteau, mais une palissade de canisses nous séparait de la scène, visuellement parlant. Du coup, j'ai servi de promontoire pour Amélie et Cécile, qui ont pu voir BErtignac jouer Cendrillon. Ensuite, on a eu l'idée de se rapprocher en traversant la foule avec la finesse d'un brise glace sur la Baltique en février. Et là, on a pu voir Bertignac jouer un solo au milieu de Cendrillon. Et improvisr un break derrière le solo... break qui s'est transformé en interprétation de So Lonely, de Police.
Quelques "So looonelyyy" plus tard, hop, retour à Cendrillon pour le dernier couplet. Enormissime, surprenant, et magistralement exécuté.
Et là, il attaque son morceau magique : "Vas-y guitare". Et vas-y guitare, c'est une déclaration d'Amour à sa Gibson. Et le solo de vas-y guitare, c'est un mec qui prend un pied monumental à jouer sur la Gibson en question... Et ça se voit !
Le mec a un sourire jusqu'au oreilles tandis qu'il secoue la tête en jouant son solo... Et là, vlan, il attaque la guitare avec les dents, et ça dure pas mal de temps... Et il la reprend en mains avec ce même sourire réjoui... Et c'est génial à voir, mais surtout à entendre...
Rien que pour ce solo exalté, ça valait le coup d'y venir.
Et puis, il y a eu les frôleuses, chanson écrite et interprétée en duo avec Carla Bruni. Jouée avec un peu plus de pêche que l'original, le public s'y laisse prendre, et alors qu'on chante le "Lalalalala lala lalaaa" qui sert de refrain au morceau, encore une fois Bertignac se laisse aller à une reprise d'un classique et transforme son morceau en "No Woman, No Cry"... Instant magique aussi.
Et puis, après une reprise endiablée des Who (encore un pur moment de rock'n'roll), il finit sur "Un autre monde", chanté uniquement par le public. Un karaoké à 4 ou 5000 personnes, quoi.
Et malgré les rappels, il s'excuse de ne pouvoir revenir mais explique gentiment que c'est pour ne pas pourrir les set des autres artistes. Vraiment, Bertignac, c'est un mec bien !

DJ Zebra

DJ Zebra, c'est come son nom l'indique un DJ, et comme son nom ne l'indique pas, un DJ franchement Rock.
A 1h40 du mat', le DJ finit de régler ses platines, son micro et sa gratte.
A 1h45, la foule danse, saute, secoue la tête sur ses bootlegs. Une petite définition ?
Bootleg, n.m. : mix consistant à prendre la ligne de chant d'un morceau, la ligne rythmique d'un second, et éventuellement la partie chorus d'un troisième et de tout foutre ensemble.
Un exmple ? Soul Désir, mélange d'Aretha Franklin et de Noir Désir (une tchuerie, en soirée !).
Et quand le monsieur anime un set de 2h, ça permet de finir la soirée du samedi en beauté, en se démenant comme pas permis.
Le DJ saute, bondit, danse, chante, rajoute une ligne de guitare... Et surtout, invite Mathias Malzieu (pour savoir qui est Mathias Malzieu, reportez vous 2 concerts plus haut) puis Cali à venir interpréter leurs morceaux bootleggés... pour le plus grand plaisir du DJ, des artistes et du public.
Si j'ai un conseil, c'est de ne pas hésiter à aller à la prochaine soirée Zebramix au Bataclan en octobre. Ca dure de 23h30 à 5h du mat', et ça devrait bein le faire !

Sergent Garcia

Sergent Garcia, sur fond de soleil qui commence à se coucher sur ciel enfin redevenu à peu près bleu, c'est l'intrusion de rythme sudaméricains sur Solidays. Ca donne un concert de salsamuffin bien sympa, qui permet de replacer les 3 pas de salsa appris il y a longtemps. Ca remue, ça sent le soleil, c'est festif... C'est bien !

Bénabar

Bénabar, juste après la défaite en coupe du monde, ça passe très bien pour remettre la pêche à ceux qui l'auraient perdue. D'abord, Bénabar, c'est du texte. C'est drôle, ça dépeint diverses situations de la vie du/de la trentenaire citadin(e), et c'est suffisament pêchu pour garder le pulic éveilé. Ensuite, Bénabar, c'est un type qui remue. Qui saute, qui bondit, rebondit et court à travers la grande scène de Solidays. Enfin, Bénabar, c'ets un type qui met ses chansons en scène, ce qui rend ces dernières encore plus drôles. Un court (un peu moins d'une heure à cause des décalages de concerts dus au match) mais très bon concert :)

Et puis y'a eu aussi Katerine, Tryo, les Motivés, Anaïs, les Têtes Raides, et tant d'autres qui valaient le coup d'être vus...
Vivement juillet prochain, qu'on remette ça !
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Samedi 2 septembre 2006 6 02 /09 /2006 23:59
Bon, j'en ai marre... J'arrive pas à écrire ce que je veux comme je voudrais ce soir...
Comme d'hab' dès que je veux dire du bien de quelque chose, ça sort jamais fidèle à ce que je pense.
Alors je vais faire court et simple : MUNDuO, c'est de la musique bien. Voilà. Clair, précis.
Et quand je dis musique, c'est excatement le mot, puisque ça va du classique à la world music (terme fourre-tout s'il en est) en passant par diverses formes de jazz...

Et comme je suis d'humeur fainéante mais généreuse, je vous invite à aller sur les sites Myspace de Jim Funnell, Perla Flores et donc, du duo MUNDuO.

Jim Funnell
Perla Flores
MUNDuO
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Samedi 16 septembre 2006 6 16 /09 /2006 00:00
[intro longue et inutile, z'êtes pas obligés de la lire]
Histoires de Q1, c'est un peu le boxon. C'est normal, c'est mon blog et je suis bordélique au quotidien.

Pour ajouter à la confusion générale quant à la ligne éditoriale (néant) de ce journal électronique, je vais ajouter un petit jeu amusant pour ceux-aisselles qui voudront s'en divertir.
Ca s'appelle le Kestékoutt, y'a aucun prix à la fin à part le petit plaisir procuré par la vue de son nom en haut du Palmarès final.
[à partir de là, faut lire, c'est important]
Le principe : Q1 est un grand bordélique, on l'a dit (mais si vous sautez les intros, aussi...). Mais en plus, il ne sait pas choisir. Infoutu de faire un choix, ce boulet ! C'est normal, vous diront les astro-boys, il est Balance.
Si on digresse comme ça toutes les 2 lignes, je vais vous perdre, non ?
Du coup, quand il se met en tête d'écouter de la musique, il zappe toutes les 3 secondes environ. Pas toujours simple de savoir ce qu'il écoute !
La mise en place :
Chaque semaine à partir de Lundi vous aurez, mes e-Lecteurs et  Hannibal Lectrices (ceux qui n'ont pas compris ce jeu de mot pourri ne sont pas obligés de se présenter à Sainte-Anne. Ceux qui ont ri peuvent investir tout de suite dans une camisole), un fichier mp3 à écouter composé d'une vingtaine d'extraits musicaux à reconnaître.
Y'a un peu de tout, en fonction de l'humeur et du hasard.

Le premier joueur ou la première joueuse qui obtient une quinte flush donne un titre, son interprète ainsi que la bonne position dans le mix (faut savoir compter... si tu sais pas, il te reste tes doigts de pieds) marque un point, l'ordre des commentaires faisant foi.

On peut donner un morceau, peu importe si les précédents sont trouvés ou pas.
A la fin de la semaine, si des morceaux n'ont toujours pas été trouvés, c'est tant pis, on passe au mix suivant.

Les résultats seront mis à jour sur la page du jeu et un classment général viendra s'ajouter au classement par session.

Vous avez le week-end pour réviser vos classiques et vos moins classiques.

Tiens, pour vous donner une idée : la bande annonce au format MP3.
Elle ne compte pas pour les scores "officiels", mais rien ne vous empêche de commencer à jouer ;)

Note à benêt (j'espère que M. Maëster ne me tiendra pas rigueur de lui emprunter cette formule) : J'en ai mis un peu pour tout le monde... Balisez pas trop si vous ne reconaissez rien de la bande-annonce. (je dis bien pas trop)
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Lundi 18 septembre 2006 1 18 /09 /2006 00:01
Le premier Kestekoutt est arrivé !
20 extraits de morceaux divers à reconnaître.
L'ordre des commentaires détermine le vainqueur en cas de bonnes réponses provenant de différents joueurs.

Le mix se trouve sur mon site-entrepôt-à-bordel, vous pouvez l'enregistrer pour le réécouter chez vous :)

(updaté à 17h40)
Kestekoutt : le mix

1.Ram jam - Black betty (tlt)
2.Muse  - citizen erased (tlt)
3.Les Wriggles - plouf (tlt)
4.The Raconteurs - Steady as she goes (DarkFlop)
5.Godsmack - Time Bomb (BobZeTroll)
6.Les Inconnus - et vice et versa (tlt)
7.Rage Against The Machine - Without A Face (Bedet')
8.Green day -brain stew (tlt)
9.Lofofora - Le Fond et la Forme (BobZeTroll)
10.The White Stripes - I Don't Know What To Do With Myself (BobZeTroll)
11.GreenDay - King For A Day (Bedet')
12.Iron Maiden - Hallowed Be Thy Name (Martial)
13.Metallica - The Unforgiven (tlt)
14.Metallica - Last Caress/Green Hell (tlt)
15.Nightwish - Ghost Love Score (Mily)
16.A Perfect Circle - Judith (DarkFlop)
17.Audioslave - Like A Stone (DarkFlop)
18.Marilyn Manson - Use Your Fist Not Your Mouth (DarkFlop)
19.Nightwish - The Kinslayer (Mily)
20.Tool - Opiate (Bedet')

Classement du Kestekoutt numéro 1 (et classement général de fait) :
tlt : 7 points
DarkFlop : 4 points
Bedet' : 3 points
BobZeTroll : 3 points
Mily: 2 points
Martial : 1 point

NdQ : Je me tâte pour savoir si je dois mettre une pénalité à TLT dûe au fait qu'à l'heure où je poste il est environ 18h en Floride...
NdQ2 : Revenez vers minuit, y'aura un mini-Kestekoutt en rab...

Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Mardi 19 septembre 2006 2 19 /09 /2006 00:00
Vous avez aimé le Kestekoutt ?
Eh bien je vous en ai refait un exprès pour vous !
Des extraits courts (2 secondes), 10 morceaux... A vos oreilles... Prêts... Ecoutez !
Les réponses se font toujours par les commentaires.
Ca compte pour le classement général, et c'est pour vous faire continuer de jouer.
Prochain KESTEKOUTT Officiel (20 morceaux) : Lundi 25 Septembre.

Le mix est toujours au même endroit (sélectionnez le KESTEKOUTT SPECIAL NUMERO 1)

edité à 00h40 (vache, ça va vite !) :

1. Sonata Arctica - Fullmoon (Martial)
2. Edith Piaf - Hymne à l'Amour (Stoff)
3. Motörhead - Ace of Spades (Bedet')
4. Joe Cocker - N'oubliez Jamais (tlt)
5. Rednex - Cotton Eye Joe (Bedet')
6. Radiohead - Creep (Bedet')
7. Lou Reed - Take A Walk On The Wild Side (DarkFlop)
8. Queen - Radio Gaga (Martial)
9. Eric Clapton - Cocaine (Marie)
10. George Baker Selection - Little Green Bag (DarkFlop)

Classement Final du Spécial numéro 1 :

Bedet'
: 3 points
DarkFlop : 2 points
Martial : 2 points
tlt : 1 point
Stoff : 1 point
Marie : 1 point

Classement Général à l'issue du Spécial numéro 1 :

tlt : 8 points
DarkFlop : 6 points
Bedet' : 6 points
BobZeTroll : 3 points
Martial : 3 points
Mily: 2 points
Stoff : 1 point
Marie : 1 point


Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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Vendredi 22 septembre 2006 5 22 /09 /2006 00:00
Je viens de me porter acquéreur d'une voiture.
Ma première voiture rien qu'à moi... La MIENNE...
D'accord, elle a 10 ans, 138.000 kilomètres au compteur... Mais c'est la mienne, à moi et à moi seul ! Payée avec mes thunes à moi... Râaaaaaah ! Lovely !

Si je veux aller au boulot avec : je peux.
Si je veux aller voir la mer avec : je peux.
Si je veux faire le tour du monde avec : d'un strict point de vue théorique, si lon enlève toute considération légale, financière et technique, je PEUX !

Et pour fêter ça, je vous ai concocté un Kestekoutt facile sur le thème "Cars and Roads" (voitures et routes pour les ceusses qui ne maîtriseraient vraiment pas la langue de Dobeuliou Shakespeare).

Le Kestekoutt comporte 10 morceaux et il est par ici (comme d'hab') !
edit à19h00 :

1. ACDC - Highway to Hell (Belgarion)
2. Audioslave - I am the Highway (Belgarion)
3. Metallica - Fuel (Belgarion)
4. Steppenwolf - Born To Be Wild (tlt)
5. Les VRP - le Roi de la Route (Belgarion)
6. Tenacious D - The Road (Martial)
7. Metallica - Motorbreath (Belgarion)
8. Lofofora - Acélère (Belgarion)
9. Offspring - Bad Habit (Belgarion)
10. Iggy Pop - In the Death Car (Belgarion)

Classement Final du Kestekoutt Spécial numéro 2 :
Belgarion : 8pts
Martial : 1 pt
tlt : 1 pt

Classement Général à l'issue du Spécial numéro 2 :
1st : tlt : 9 points
2nd : Belgarion : 8pts
3rd : DarkFlop : 6 points
3rd : Bedet' : 6 points
4th : Martial : 4 points
5th : BobZeTroll : 3 points
6th : Mily: 2 points
7th : Stoff : 1 point
8th : Marie : 1 point
Par Q1 - Publié dans : Scie-sauteuse et Hurlements (Musique)
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