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Reflux d'Ego (Moâ)

Jeudi 1 juin 2006
Lectrices, lecteurs,

Je vous souhaite la bienvenue sur mon nouvel espace électronique d'expression personnelle. Pour faire simple, on va faire comme tout le monde et employer le mot "blog".

Je ne ferais à personne l'insulte de rappeller ce qu'est un blog en général. Mais je vais ici expliquer à toutes et tous la vocation de ce bout de code HTML perdu dans un cyberespace trop grand pour lui.

D'abord, il convient, pour des lecteurs qui arriveraient ici par hasard, de me présenter :

Je me prénomme Quentin. J'ai pas choisi, mais j'aime bien. J'ai raccourci Quentin en Q1 sans trop y réfléchir. Et ça me convient bien.

Je suis blanc, hétérosexuel, français, et ne l'ayant pas choisi, je n'en tire ni fierté ni honte. Ce sont des faits, c'est tout.
J'aime le hard-rock, le metal, et j'ai les cheveux longs. Mais m'y réduire serait une erreur.
Je pense quand j'oublie d'être stupide (c'est à dire occasionnellement), le reste du temps je laisse mon cerveau se dégourdir les neurones et tente de faire un brin d'humour.
J'aime écrire (non, en fait j'ai un flingue sur la tempe... sortez-moi de là !), mais je n'aime pas me relire. J'aime raconter des choses en pensant qu'on me lit, mais je me fous de savoir si je suis réellement lu.
J'ai un ego surdimensionné, mais en ayant conscience, je tente de limiter les dégâts.
Je suis d'un genre heureux de vivre mais pas toujours optimiste quant à ce qui nous attend.

Voilà. C'est un aperçu de moi.

Quant à ce blog, eh bien... Il naît en successeur du blog où j'ai retracé mon quotidien d'étudiant Erasmus en Finlande. Parce que je n'y parlait plus de Finlande, une fois revenu. Mais que j'avais quand même envie d'un espace où je puisse m'exprimer. Un genre de bouteille à la mer.
J'y parlerai de moi... Du moins, de ce que je veux bien révéler de moi.
J'y parlerai de films que j'ai vu, j'en dirais ce que j'en pense et ça n'engagera que moi.  J'y parlerai de musique et de concerts, et là encore je n'engagerai que moi.
Je laisserai aller mon humour si noir qu'on n'en rit parfois pas, et ce quand il m'en prendra l'envie.
Je parlerai de politique quand j'aurais quelque chose à dire dessus.
S'il me vient une idée géniale ou une réflexion pertienente, j'en ferais part à qui me lira. Craignez rien, ce sera pas souvent.
Si j'ai envie de raconter quelque chose sous forme de dessins, eh bien mes lecteurs auront le plaisir de pouvoir lire un strip de BD.

Et si j'écrivais quelque chose qui ne se contenterait pas de ces étiquettes, je rangerai la Chose à la rubrique Capharnaüm.

Lecteurs, lectrices,

Bonne lecture.
Par Q1
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Samedi 3 juin 2006
Une rue dans le nord de cette bonne ville de Paris, une école primaire.
Des enfants. Normal. Des instits. Normal. Et moi. Pas normal !

Aujorud'hui, j'ai accompagné Red à son école du vendredi pour me faire une idée de la tâche qui m'attendra quand je devrai la remplacer pour cause de potassage d'oral de CAPES.
Je me suis donc retrouvé catapulté dans une école primaire parisienne à l'heure de la récré. L'effectif de nains est réduit. Mais y'en a assez pour que surveiller la récré soit une occupation pas de tout repos. Extraits entendus ou vécus :

"Machin il veut pas me rendre mon boulard mais on jouait pour de la fausse et il dit qu'on jouait pour de la vraie (traduit du "moutard de 8 ans pas au point niveau expression orale)
- Mais nan, on jouait pour de la vraie, Bidule !
- Je règle pas vos histoires... Jouez pour de la fausse à chaque fois ça évitera les histoires. Pis Machin, si Bidule est mauvais perdant... joue plus avec lui"
(Retrospectivement, jouer aux billes c'est un bon moyen de se préparer à passer des soirées poker quelques années plus tard...)

"Truc il m'a tapée...
- Truc ?
- Quoi ? [air renfrogné]
- Tu l'as tapée ?
- Nan, je l'ai pas tapée après...
- Donc tu l'as tapée avant...
- ...
- Tu lui as dit pardon ?
- Mais oui, je lui ai dit pardon tout à l'heure [force de conviction = -2 sur une échelle de 0 à 10]
- Nan, il m'a pas dit pardon !
- Bon, tu t'excuses...
- ...
- ...maintenant !
- [borborygme]
- Nan, plus clairement...
- Pardon [sur un ton qui laissait penser qu'il allait se déchirer les labiales]
- Et que je ne t'y reprenne plus"

"Tu dessines quelque chose, s'il te plait? [me tendant une craie]
- Qu'est-ce que tu veux que je dessine ?
- Une fleur... nan, un bouquet !
[trois fleurs esquissées à la craie plus tard]
- Ouaaah, tu dessines bien ! T'es un artiste !
- [sourire modeste]"

"Y'a les autres ils font rien qu'à chercher Bidule en disant qu'il a perdu  (Machin avait fini ar lui rendre son boulard quand Bidule a pleuré un coup).
- Ecoute, Bidule... [s'accroupir, regarder le moutard dans les yeux en étant à sa hauteur]. Ils te cherchent. Mais si ils te trouvent c'est eux qui gagnent."
J'étais bien content de ma phrase, surtout que ça avait l'air de l'avoir calmé. J'me fais pas d'illusions... Si il garde ça en tête jusqu'à la fin du week-end, je serai super fier de moi.

"Chose, mets toi en rang...
- Comment tu connais mon nom ??? [air éberlué]
- J'ai des oreilles, et elles fonctionnent. [mensonge éhonté de ma part, je fais répéter mes interlocuteurs 7 fois sur 5...]"

En cours d'anglais (on faisait un bingo avec des animaux et des couleurs). Une élève me demande d'où j'en suis sur ma grille.
"- T'en as déjà cinq ???
- Nan, pas cinq. Five.
- Cassée ! [le môme de derrière]
- Nan, pas cassée. Broken."
Et un de mouché de plus, un.

Bref, si c'est tout facile comme ça sur tous les cours que j'aurais à donner, ça pourrait même être sympa. Maintenant, faudrait pas qu'ils prennent confiance, les moutards...
C'est pas que je sois pas capable de moucher un nain d'un mètre vingt, mais on sait jamais... Ca a de la ressource, ces bestioles !

Mais je ne peux pas parler de cette expérience nouvelle sans parler d'une grosse frustration...
parce que quand tu dois gérer un môme pas bien fini (oh, pas méchant... juste complètement à l'ouest) ou un autre qui s'exprime par propositions hachées menues et reconstituées du mieux possible... Je sais pas vous, mais moi j'aurais eu envie d'avoir un poil plus de temps pour essayer des trucs, voir si y'avait pas moyen de faire quelque chose pour les fair évoluer, même de pas grand chose.
Et c'est là que le bât blesse. Parce que quand on est là pour une heure, On n'a pas le temps de faire grand chose de constructif. Alors j'essaie de leur ouvrir un peu la tête (et hop, un speech de 30" sur la Finlande... "Non, le finnois ça se parle pas en Chine, mais en Finlande... Si, si... je dis bien *fi*nnois. Et la Finlande, c'ets un pays tou au Nord de l'Europe ou il fait froid. Mais revenons à notre loto". evidemment, j'ai pas sorti ça hors du bleu (exercice : retrouvez l'expression idiomatique transcrite littéralement ici), y'avait un contexte.

Enfin voilà... C'est pas de tout repos, mais ça a des côtés vraiment chouettes. Ne serait-ce que le sourire d'un gamin qui réalise qu'il a appris un truc.

Mes respects à tous les enseignants...

Par Q1
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Mardi 6 juin 2006
Chers lecteurs, chères lectrices...
J'ai mon DEUG de Langues, mention LLCE, spécialité Anglais.
C'est pas la nouvelle du jour.
J'ai ledit DEUG sous la forme d'un diplôme en papier filigrané.
C'est déjà plus nouveau.
Mais la vraie nouveauté, le pourquoi je ponds cette courte note...
c'est que j'ai mon DEUG *avec mention assez bien*.

Or, comme la mention n'est pas spécifiée sur le relevé de notes, j'ai appris cette fort joyeuse nouvelle à peu près un an après avoir reçu mon relevé de notes confirmant que j'avais eu ce foutu diplôme. Parce qu'évidemment, il fallait aller chercher ce papelard à l'Université, et comme j'étais en Finlande de septembre à mi-mai et qu'en plus le service des diplômes a des horaires d'ouverture un peu courts... J'ai récupéré mon joli diplôme en ce lundi 5 juin.

L'effet en est quelque peu amoindri, mais ma foi, j'en suis bien content quand même.

Ah, et si la mention ne m'était pas acquise de droit, et si je n'imaginais pas l'avoir jusque là, c'est que ma moyenne générale était de 11,983/20. Soit 0,017 points en dessous de la barre du 12/20 qui m'eut évité ces découvertes tardives.

Bah, on va essayer de faire au moins aussi bien pour la licence, du coup...
Par Q1
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Lundi 12 juin 2006
Après huit mois et demi loin de chez moi, il a fallu suite à la réorganisation de ma piaule que je trie quelques trucs qui trainaient depuis un bail dans les tiroirs sous mon lit.
Je viens de finir, j'ai rempli trois petits sacs poubelle, j'ai jeté des monceaux de revues et magazines datant parfois d'il y a quatre ans, j'ai balancé quelques jouets en plus ou moins bon état, j'i éliminé les 4 ou 5 calendriers de magazines masculins datant de l'époque où j'avais décidé d'avoir les chiottes les plus beaufs de la résidence universitaire à Fontainebleau et où j'avais en conséquence acheté les numéros de janvier de playboy, newlook, fhm et maximal pour en extraire les calendriers...
J'ai retrouvé quelques agendas que je garde depuis le lycée. Remplis de photos et de textes plus que de consignes de devoirs à faire, ils sont de bons condensateurs à souvenirs du lycée.
J'ai aussi retrouvé les lettres de mes exs, qui elles aussi étaient gardées dans un de ces tiroirs. L'une des deux a été particulièrement prolixe, d'ailleurs... J'ai relu quelques lettres, au passage, un sourire désabusé aux lèvres...
C'est con l'Amour : on s'enthousiasme comme pas permis, on est sur un nuage et puis un jour, sans prévenir, c'est fini. Alors on relit des lettres, on essaie de se souvenir, on cherche à savoir si ça valait vraiment le coup, tout ça... Si la douleur sourde liée à la fin d'une relation valait vraiment cette relation...
Et puis j'ai retrouvé deux ou trois choses liées à des périodes encore plus lointaines, des photos d'une époque où j'habitais encore les Ulis, où j'avais ma première guitare pour mes 7 ans, une yamaha 3/4 qui est juste derrière moi encore aujourd'hui, des photos d'autres lieux, d'une autre vie...
J'ai juste 20 ans, bientôt 21, mais à fouiller dans mes tiroirs, j'ai réalisé que j'avais déjà vécu pusieurs vies, été plusieurs moi...
Ma vie aux Ulis, ma vie au collège-lycée, ma vie d'étudiant bellifontain, ma vie d'étudiant à Paris, ma vie d'étudiant à Helsinki...
Je crois que j'ai pris un coup de vieux, là. Droit dans les dents, sans prévenir...
Et le plus surprenant, c'est que c'est pas désagréable.
Par Q1
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Mardi 13 juin 2006
Et le petit Jésus de Naze-Arête s'adressa à ses disciples en ces termes (version abrégée) : "La foi déplace des montagnes !" Pas de bol pour moi, je suis un mécréant, un de ces hommes de peu de foi fustigés en long en large et en travers par le même Jésus. Du coup, quand je prends mon temps pour marcher vers la collinette et qu'une fois arrivé à son pied je réalise que c'est une montagne, j'ai pas l'air moitié con. Surtout quand j'ai un troupeau de loups aux fesses et qu'l faudrait que j'atteigne le sommet en - disons deux jours. "Mais Jésus, qu'est-ce que tu racontes, à la fin ???" (y'a toujours un type qui demande une version premier degré quand Jésus parabole). Eh bien je raconte que la collinette, c'est ce que j'avais estimé comme masse à réviser, que j'ai pris mon temps pour arriver à son pied, ça veut dire que je me suis mis à réviser sur le tard, et que c'est pas une collinette mais une montagne, ça veut dire que j'ai sous-estimé la masse de connaissances à retenir, et les loups, c'est pour dire que j'ai pas exactement le temps de penser à comment attaquer la chose, et 2 jours pour atteindre le sommet... Ca veut dire que je suis bien dans la merde.
Par Q1
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Mercredi 14 juin 2006
Je me suis longtemps dit : "Tant que ça marche sans faire d'effort, en se laissant aller et en ouvrant un bouquin en toute dernière minute, pas besoin de changer. Si un jour ça suffit plus, on verra."

On m'avait prévenu, et je me doutais bien que ça arriverait. Et ça y est. Je crois que j'ai un peu trop rien foutu, un peu trop reculé les échéances... La méthode Q1 vient de se planter lamentablement après presque 21 ans de bons et loyaux services. Ca suffit plus, il est temps de voir.

J'en tire les conséquences et me retire de la vie politique j'accepte le fait qu'il faut que je bosse. Mais je suis complètement démotivé par ma licence. Je préfèrerais l'avoir, mais mon je-m'en-foutisme exacerbé fait que, au final... j'men fous.

Même si par un miracle du Dieu des cancres je parvenais à obtenir ma licence d'anglais, ce serait un coup de chance format XXL dont je n'aurais pas à me vanter. J'ai pas mal tiré sur ma bonne étoile, elle pourrait me faire défaut aussi. Trop de confiance en sa chance tue la chance : là, je suis comme le condamné à mort qui aurait pu creuser un tunnel mais qui a attendu l'exécution en se disant qu'avec un peu de bol les fusils s'enraieraient au dernier moment (j'éxagère un peu, certes...).

Je ne sais pas encore ce que je fais l'an prochain, et à vrai dire... Je ferais mieux de ne pas y penser tant que je n'ai pas les résultats de mes partiels ainsi qu'une réponse de la fac de médecine. Quand j'aurai toutes les cartes en main, je déciderai en fonction. Mais quoi qu'il en soit, je devrai trouver une nouvelle approche du concept "travail"... Ca m'effraie quelque peu.
Ah, et accessoirement, je voudrais arrêter d'être nonchalant et non-impliqué. Sauf que, je me demande si je ne perdrais pas un peu de moi ce faisant. Et je me demande surtout comment on fait.

Mode : j'étale mes pensées comem elles viennent, excusez pour l'incohérence possible.

On remarquera que j'ai réussi à trouver le moyen de m'affliger du résultat de mon manque de boulot pour ne pas bosser.
En fait, j'angoisse à fond. Je sais à peu près ce que je devrais faire, mais je ne peux pas, ne veux pas... J'ai la tête en vrac, je pense à plein de choses à la fois, je suis infoutu de me concentrer sur quoi que ce soit plus de 10 minutes, mon environnement ne m'aide pas : j'aime pas être célibataire, j'aime pas avoir chaud et suer 2 litres d'eau par heure.
J'aime pas avoir l'impression de perdre mon temps au lieu de bosser mais l'idée d'ouvrir un bouquin me paralyse...
Je suis pas malheureux, mais je suis pas bien. Je veux que tout soit fini, prendre des vacances, et oublier jusqu'à Septembre.
On a beau dire, même si j'en ai raconté beaucoup de fêtes, de fun et de tourisme, 8 mois à Helsinki, c'était as des vacances. Je suis fatigué. J'y arrive pas. Allez, au lit. On rushera demain, 2h avant le partiel. C'est pas grave, c'en est un du premier semestre... Tout n'est pas perdu, sauf que c'est pas gagné et que j'ai pas la force de faire grand chose pour changer ça.
Que quelqu'un cherche angst dans un dico bilingue, et y'aura ma photo à côté. Mais ça va s'arranger... Donnez moi le temps... Juste le temps de me remettre à plat... S'il vous plait.
Par Q1
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Vendredi 16 juin 2006
Je suis rassuré, mais à un point... Halleluja, je suis toujours un enfoiré de gros veinard !
D'abord, la langue orale... Je suis une sous-brêle en transcription, mais la oitié de la note est sur une compréhension orale. Or il se trouve que j'en ai pigé assez pour répondre à toutes les questions par un paragraphe. En clair, ça devrait aller.
La Linguistique... hum, moins bien. Là, j'espère que mon pipeau aura fait illusion. Au pire, si je me plante, ce sera compensé par les autres notes du premier semestre.
La Version : fingers in the nose, presque trop facile... Je suis confiant, mais bon... le jour où je planterai la traduc', c'est que j'aurais pris du finnois pour de l'anglais.
Le Thème: probablement un peu moins bon que la version, mais pas de quoi rougir. Ca va, je me démerde encore même avec une soirée/nuit agitée et un parcours touristique le matin même.

Plus qu'à bosser un chouya le second semestre... Ok, c'est vraiment pas gagné, va falloir en faire un minimum. Mais du coup, je flippe beauuucoup moins. Et ça, c'est cool :)
Par Q1
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Jeudi 22 juin 2006
J'avais foiré mon partiel de linguistique. Si je m'en sortais avec 7/20 ce serait un bon score. Ca craignait pas qu'un peu. Cela dit, le partiel de phonologie s'était passé un peu mieux, et comme en plus il se double d'un oral, ça devrait couler tranquille.
En attendant, moi, j'étais pas au mieux de mon moral, mais il m'est soudain souvenu que -ô joie- c'était la fête de la musique, et que cela impliquait deux choses.
D'abord, qui dit "Fête de la Musique" dit "Musique". Dans mon cas, un bon coup de tondeuse à gazon ferait l'affaire. Et qui dit "Fête de la Musique" dit "Pochtronnerie", et ça, pour oblitérer le souvenir d'un exam foireux, y'a pas mieux.

Je me retrouvais alors au croisement de la rue des Patriarches et de la rue de l'Arbalète, devant une bande de métalleux faisant des tests son. Comme ça avait l'air sympa, je suis resté dans le coin, sirotant ma Leffe devant un groupe de pop-rock dans la rue de l'Arbalète pour commencer la soirée sur une base saine.
Peu après, un groupe de rock-ska-punk-festif s'installait sur la scène de la place des patriarches.
C'est là que ça a commencé : une vague d'énergie brute, une envie de sauter partout, un besoin de relâcher une pression de plusieurs mégatonnes... Bref, un pingouin sous amphètes (c't'une expression, en fait j'étais en perfu de 1664) qui ne demandait qu'à faire la fête.

Groupie de base, j'ai sauté, chanté, beuglé, trépigné et pogoté avec qui voulait bien pendant un bon moment (une heure je pense), avant que le groupe cède la place à 4 d'jeunz armés de grattes électriques qui ont attaqué sur du metal assez classique, notamment à base de Metallica époque Kill 'Em All, ou quelques reprises issues de Garage Inc. Je sortais du bar au coin de la rue où j'étais parti vider ma vessie quand je reconnus les premières mesures de Master of Puppets. Je me rue donc pour retrouver ma place au premier rang, je commence à gesticuler un peu quand le gratteux me fait signe afin que je rejoigne le groupe au micro. Vu ma cabotinerie qui atteint des sommets quand je suis un peu alcoolisé, et le fait que j'avais une pêche monstre, je ne me suis pas fait prier, ai posé mon sac au pied du micro, et suis parti dans un trip de 5 bonnes minutes de furie pure... Ah, 'tchulé !!! C'était bon !
Peu de temps après, j'étais rejoint par Sho et Mic, puis encore un peu après par Pouc et Mily.

Là, on est entré dans la phase 2 d'une fête de la musique réussie : marcher dans Paris de concert en concert, un peu émêchés,  sous une pluie fine qui se fit apprécier (aussi loin que je suis concerné, quoi...) et profiter de la présence de potes pour raconter des conneries, beugler des chansons paillardes (oui, c'est aussi de la musique... gnéhéhéhé), et se marrer.

Bref, à chacun sa conception de la fête de la musique, la mienne c'est une errance d'ivrognes métallisés. Et ça fait bien du bien !
Par Q1
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Vendredi 23 juin 2006
- Courbatures violentes dans le cou et la nuque causées par un headbanging trop virulent la veille au soir
- Courbatures dans le dos pour les mêmes raisons
- Courbatures marquées dans les épaules et au torse pour cause de pogo intensif
- Courbatures aux bras pour les mêmes raisons
- Légère douleur au coccyx lors de la marche pour cause de chute sur les fesses lors d'un pogo
- Extinction de voix due à un beuglage sur mouflets (ok, j'ai mal géré ce coup-là) succédant à une prestation vocale affaiblissante la veille
- Forte douleur à la cuisse droite due à une chute dans des escaliers (saloperies de bottes !)
- Fatigue prononcée pour cause de sommeil agité (notamment à cause de la douleur à la jambe qui m'empêchait de dormir sur mon côté droit)

Voilà, ça c'est le bilan physiologique d'une nuit de Fête de la Musique. Heureusement que c'est qu'une fois par an, c'te connerie !

n.b. ça n'enlève rien au fait que je me suis vraiment fait plaisir ce soir là. Moi maso ? D'une certaine façon, oui.
Par Q1
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Dimanche 25 juin 2006
J'ai mes jours avec et mes jours sans.
Y'a rien à y faire, c'est comme ça. Et quand c'est un jour sans, y'a vraiment rien à faire : c'est *sans*.
Des jours comme ça, le monde entier m'insupporte. J'ai de la hargne vis-à-vis de tout. Je suis inefficace, je m'agace de rien...
C'est chiant. Et y'a rien à y faire. C'est souvent dû à un manque de sommeil, mais une sieste ne suffit pas à recoller les morceaux.

C'est pas forcément toute la journée qui va en être tachée, de cette attaque de misanthropie impulsive, mais le temps que ça dure suffit largement à marquer la journée.

Par exemple, au moment où j'allais me laisser couler dans une sieste, on me réquisitionne pour aller au centre commercial en voiture. Forcément, je suis pas au top, je conduis pas super, ma mère me le fait remarquer, ça m'énerve encore plus, etc...
On ajoute à ça un début de migraine dû au soleil (mes yeux ne supportent plus rien depuis que je suis rentré de Finlande : la moindre clarté me fait plisser les paupières), et on arrive au centre commercial dans un état second : haineux, fatigué, mal au crâne... Et le pire, dans tout ça, c'est que j'ai beau être conscient du caractère transitoire de cet état, y'a rien à faire : le soleil qui se reflète sur un pare-brise me donne envie de le pulvériser à la masse (le pare-brise), une personne un peu ronduillarde m'apparait détestablement obèse, dégoûtante, un môme juste actif m'apparait d'office comme une teigne braillarde, un morceau de rock à la radio sonne comme une soupe discordante... C'est assez proche du miroir de glace de la Reine des Neiges : quand un éclat de ce miroir se plante dans l'oeil de quelqu'un, il ne voit plus que le côté détestable des choses.

Et ça passe comme c'est venu, mais ça marque. J'ai beau savoir que je suis pas dans un état normal, c'est pas évident à gérer. Et même une fois la crise d'agressivité retenue passée, j'en reste amorphe pendant une bonne heure de plus.

Alors même si la soirée a été bien sympa, ma journée est globalement pourrie.
Ah, et bizarrement, ça arrive que le week-end ces trucs là. Dans la semaine, je peux accumuler le manque de sommeil sans soucis... mais le week-end, la moindre heure de sommeil manquante me lessive.
C'est grave, doc' ?
Par Q1
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