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Sueur et Crampes (Sport)

Mardi 19 juin 2007
J'aime le sport. Vraiment, j'aime bouger, suer un bon coup, faire des trucs dont je me découvre capable...
Mais le sport me déteste. Y'a pas moyen que je fasse du sport sans finir par me blesser à un moment donné.
Je passerai sur les courbatures bénignes, ça c'est le lot commun du sportif lambda et j'en prends déjà ma dose.
Mais là, par exemple...

Revenons sur la chronologie des faits :
- Dimanche 3 juin, je fais 3h de VTT à un rythme de bourrins. Du coup, j'ai un peu les jambes en compote, mais rien d'alarmant.
- Lundi 4 juin, courbatu, j'esquive le Karaté.
- Mercredi 6 juin, je vais au Karaté et m'avale quelques tours de piste qui assaisonnent les courbatures d'un point plus douloureux derrière chaque cuisse
Le temps passe, la douleur diminue.
- Dimanche 11 juin, je pars faire du VTT avec un séance de varape au milieu. A la fin, la douleur est revenue, mais en sourdine, pas de quoi en faire un plat.
Le temps repasse, la douleur s'estompe plutôt bien.
Mais nous voilà lundi 18 juin, et là c'est le drame.

Un cours de karaté en plein air. Echauffement : un tour de terrain au pas de course tranquillou. La douleur dans la cuisse ne se fait pas plus remarquer que ça.
Une fois les katas révisés en vue du passage de ceintures mercredi, on opte pour un fooutebole vu qu'on a un demi-terrain à disposition.
Pour une fois, je donne le peu que j'ai. Je cours, je percute, je frappe (la balle), je re-cours, je m'arrête... Et puis au bout d'un moment, je réalise que j'ai *vraiment* malà cette foutue cuisse.
je finis le match au ralenti, et rentre chez moi.

Le simple fait d'appuyer sur ma pédale d'embrayage (pas plus dure que ça) me fait serrer les dents et grogner de douleur. En me concentrant, j'arrive à retenir les grognements. Mais putain, que je serre les dents !

Alors je ne sais pas ce qu'en pensera Mathilde, le conseil médical officiel de ce blog, mais à vue de pif, ça sent le claquage ou l'élongation.
Et si demain matin, à froid, ça fait plus mal que ce soir à chaud... Je pense que je ne vais même pas pouvoir aller au turbin. Ca craint du boudin !

(nota : n'étant pas réjoui à l'odée de tirer au flanc, j'ai passé la soirée avec un ventilo près de ma cuisse, généreusement tartinée de Voltarène. Par ailleurs, je me suis mis deux Dafalgans dans le museau, ça a tendance à calmer la douleur... à condition de ne pas trop bouger)
Par Q1
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Jeudi 21 juin 2007
Le stress des examens, vous connaissez ?
Moi non.
En général, je prends la chose comme elle vient, surtout depuis que je triane dans une filière littéraire. On peut arriver en ayant pas bossé grand chose et tomber sur un sujet au poil, ou simplement improviser, raconter plein de trucs et s'en sortir.
Je ne stresse que peu. Et en général, une fois l'examen passé, plus un poil de stress et advienne que pourra.

Curieusement, au karaté, ça marche pas du tout comme ça. Du tout.
Pour un passage de ceinture, je défaille presque. Je tremble, mon coeur s'accélère... Et ce avant même de me retrouver debout au milieu du tatami devant deux profs (et accessoirement tout le club).

Parce que le karaté, voyez-vous, c'est du sport. Dans crtains sport, on peut tricher. Pas là.
Parce que l'examen qui va déterminer la couleur du raban de coton que je vais porter autour de ma veste blanche se base sur un kata. Un enchaînement de mouvements, parades et coups, portés contre un adversaire absent.

Le souci de cette chose, c'est qu'aucune, je dis bien *aucune* improvisation n'est possible.
Chaque mouvement doit être exécuté d'une façon bien précise. On juge autant la suite de mouvements (apprentissage "par coeur"), que la qualité individuelle de chaque mouvement, tant sa forme que l'énergie qu'on y met.

Et ça, je sais pertinemment que ce n'est pas mon fort.
Je suis passé dernier de ma catégorie.
J'étais jusqu'au dernier moment concentré sur moi-même, tentant de clamer les trempblements qui s'emparaient de ma main droite.
Je me suis levé, me suis installé au milieu du tatami, debout, droit face aux juges assis.
J'ai annoncé mon kata, le premier, celui qui permet de passer de ceinture blanche à jaune.
"Heian Shodan !"
Tout stress évanoui, je me bats.
Gedan Baraï pour contrer, Oï Tsuki pour pulvériser l'adversaire.
Je pivote, un demi-tour, de nouveau Gedan Baraï, de nouveau Oï Tsuki.
... Comment ça, oï tsuki ?
Je m'arrête, revenu à un niveau de conscience plus normal, et du coup parfaitement informé du fait que j'avais omis un mouvement. Foutu Tetsui de merde ! J'oublie toujours de l'intercaler entre Gedan Baraï et Oï Tsuki...
Enfin, les jours d'exams.

Je recommence. Gedan barai, oï tsuki, gedan baraï, *tetsui*, oï tsuki.
J'enchaîne le reste du kata avec une hargne mal contrôlée. Mes coups semblent chargés d'énergie, certes, mais beaucoup trop raides. En rage contre moi-même, contre cette foutue partie de mon esprit qui s'est lancée dans ce kata, su depuis un bail, en oubliant qu'il y avait une irrégularité dans l'enchaînement.
Poing, bras, poing, bras, tranchant de la main... les coups et parades s'enchaînent et le kata se termine.

Je suis essouflé.
J'ai fait une petite vingtaine de geste, et je suis essouflé comme si je venais de disputer un combat réel. Penser à travailler sur le souffle, à l'avenir.

Mais je n'en ai pas fini. J'ai déjà ma ceinture jaune. Je passe l'orange.
or donc, je me remets en position.
"Heian Nidan !"
Et je commence. Parade (on ne met jamais le premier coup, question de principe), préhension, frappe. Demi-tour, parade-préhension-frappe. Je ramène mes jambes et lance la droite vers l'arrière.
Je continue mon kata, et soudain j'oublie un détail mineur. Stoppé net dans mon élan, je m'arrête.
Je me fais gentiment traiter d'abruti par le prof qui me dit que j'aurais dû continuer, c'était une erreur si mineure qu'elle eut été presque imperceptible.

Je recommence mon kata.
L'énergie contenue dans le premier essai dégage lors du second. Mon kimono claque, même s'il n'est pas fait de la toile claquante utilisée pour les kimonos de katas. Pour les personnes qui m'observent, je frappe le vide avec puissance. Pour moi, je massacre le sale con qui n'est pas foutu de refaire cet enchaînement qu'il connaît pourtant par coeur. En cet instant, je suis dans un état de conscience à part. Je sais quels gestes faire, je sais pourquoi je les fais. Le reste du monde n'existe pas. Il n'y a que moi, et moi. Je mets des coups enragés dans mon double.

Je termine mon kata épuisé, essouflé.
Je salue et, congédié d'un geste, je marche vers le fond du tatami, où je m'assois. Je ferme les yeux et respire, écoutant la pulsation qui résonne dans mon crâne ralentir progressivement.

je suis resté dans un état vaguement catatonique pendant un certain temps. Quelques minutes. Des personnes ont effectué leurs katas, et comme ils incluaient les miens, je me suis interdit de les regarder.
Les regarder m'aurait fait gamberger sans fin sur "ai-je réussi à faire ce mouvement aussi bien ?", "n'ai-je pas oublié ce menu détail ?", "pourvu que je ne me sois pas planté à cet endroit aussi !".
Du coup, j'ai fixé la porte. En me clamant peu à peu.

Après une demi-douzaine de candidats, je suis revenu à un état d'esprit plus serein.
Après tout, même si j'avais fait des erreurs, j'avais fait mieux que la dernière fois, en décembre.
Ceinture ou pas, j'avais progressé.

On a finalement décidé de me laisser porter à l'avenir la couleur orange.
Je me suis senti soulagé.
Je me suis senti bien.
Je me suis senti heureux.

Je n'ai pas triché, je n'ai rien fait d'autre que répéter ces foutus mouvements ad libitam, et finalement mes efforts sont récompensés.
Je n'en ai rien à foutre, de la couleur du ruban qui ceint ma taille. Tout ce qui m'intéresse au final, c'est d'aller plus loin que moi-même.
Je l'ai fait, et j'en suis heureux. Mais j'ai encore un monde de katas, de techniques, de positionnements, de combats et de grades qui m'attend.
Je ne vais pas en rester là.

Mais ce soir, je suis satisfait. Je me suis dépassé, j'ai donné de moi. Et ça a payé.

Glossaire :

Gedan Barai : Parade basse avec balayage. repliez votre bras droit, main à l'oreille gauche. Dépliez vers le bas. Voilà.
Oï Tsuki : Coup de poing en poursuite avec un pas. En gros, avancez une jambe et frappez du poing du même côté.
Tetsui : (de son nom complet "Tetsui Uchi") Coup circulaire de la main en marteau.

Par Q1
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Vendredi 27 juillet 2007
Que les ceusses qui auraient lu "j'ai un gros kiki" aillent chez leur ophtalmo. Ou chez un psychanalyste compétent.

Je suis un gros kéké, donc. C'est à dire que quand je fais un peu de sport, faut que ça se voie. Du coup, quand je me retrouve à aller faire du VTT avec le gars Jne dans les champs par chez moi, sur et autour du plateau où je vis en faisant tourner le plateau de mon vélo, eh ben j'y vais pas sans un minimum d'équipement. Depuis que j'ai paumé une gourde, j'ai investi dans un sac à eau. C'est comme un sac à dos, mais ça contient une poche d'eau avec un tuyau. Remarquez, un sac à dos ne contient pas de dos... Curieuse tournure.
Bref, un sac-à-eau. Ca a de la gueule, tout de suite, le mec avec son tuyau à l'épaule.

En plus de ça, j'ai investi dans des gants. Faut dire, depuis la sortie de 3h dont j'étais revenu avec les mains pulvérisées de l'intéieur, je m'étais promis que si je continuais à faire du veuteuteu, j'investirais dans des mitaines exprès. Or donc, j'ai des mitaines avec un insert de gel dans le bas de la paume pour pas m'exploser les mimines.

Et puis, ajoutez à ça le casque, les lunettes de soleil et le short, vous commencerez à avoir idée de l'allure du Q1 vététiste. Sauf que le Q1 vététiste ne s'éloigne pas à plus de 10km de son domicile, parcours des chemins que si y'aurait pas de la terre en guise de revêtement, ce serait des autoroutes, et rentre après 1h45 à papoter avec le Jne.

Bon, j'exagère un peu... Des fois on prend des descentes de fous furieux (ouais, en marchant à côté du vélo), ou on traverse des massifs de ronces ou d'orties. Des fois le chemin il est pourri que c'en est quasiment une montagne russe dans un chemin de terre. Mais bon, globalement, on est pas tout de suite aux championnats du monde...

M'enfin, on se fait plaisir et avec du matos décent, c'est déjà ça !

Par Q1
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Mardi 31 juillet 2007
Aujourd'hui, j'ai testé Vélib'.

Pour ceux qui vivent dans une cave ou simplement loin de Paris, Vélib' c'est le petit nom du service de location de bicyclette de masse utilisable depuis le 15 juillet. Le principe est simple : un abonnement à la journée, la semaine ou au mois permettant des trajets de moins d'une 1/2 heure à volonté. Si jamais le vélo n'est pas rendu dans la demi-heure, une factuaration modique est appliquée.

J'ai pris un abonnement à la journée. Ca m'a coûté un euro pour 4 déplacements au fil de la journée.

1er déplacement :

A but professionnel, je dois faire une course à un kilomètre des locaux du SPECTRE.
La station de ma rue n'a pas de vélo disponible. Je marche une petite centaine de mètres et atteint la station suivante, m'avançant quelque peu sur mon trajet. Ma carte bleue passe et 150€ sont désormais entre les mains de JCDecaux au cas où je ne rendrais pas la bécane, et mon passe Navigo se voit ajouter la fonction "ticket de Vélib'" pour la journée.

Je détache mon vélo de son socle, pas de soucis. La monture est lourde, mais pas forcément malpratique. Stable et pas trop demandeuse question puissance des cuisses. 3 vitesses permettent de s'adapter à l'inclinaison de la piste.

J'emprunte la piste cyclable qui remonte le boulevard. Un petit virage par ci, une petite accélération par là, une montée sur un trottoir (sur lequel se trouve la piste cyclable), pas de problèmes majeurs côté maniabilité. Encore que les 22kg de métal et plastique ne soient clairement pas conçus pour se manger les bordures de plus de 3 cm de haut.

Arrivé à destination, j'attache mon vélo à une barrière grâce à l'antivol fourni, effectue ma mission, et repars. Trajet retour en légère descente. Ce qui me fait remarquer que je ne m'étais même pas aperçu que l'aller montait. Je redescends donc jusqu'au SPECTRE et emprunte un trottoir (c'est mal, je sais) à vitesse réduite pour atteindre la station près du boulot. La maniabilité en espace réduit est satisfaisante, passer entre une voiture et un piéton ne pose aucun souci.


Ce premier déplacement est complètement satisfaisant du point de vue de la machine, et je ne fais pas encore attention aux problèmes de disponibilité de vélos. Ca viendra.


2e déplacement :

Pour repartir du boulot jusqu'aux Halles, je prends le réseau vert. Je reprends un vélo à la station près du boulot (celui que j'ai laissé plus tôt ou un autre, je n'en sais rien). Toujours impeccable question maniabilité. Je prends la rue Saint Denis, esquive quelques véhicules et piétons sans plus de difficultés. Arrivé aux Halles, la station est pleine. Pas un emplacement disponible. Je consulte le plan du quartier sur la borne Vélib', et avise la borne suivante à peine plus loin.
La borne est en construction. Pas encore mise en service, je vais devoir opter pour la suivante. je continue mon contournement du Forum des Halles dans le sens trigonométrique et arrive au coin opposé à la station que je visais au départ. J'insère mon vélo dans l'emplacement prévu à cet effet. Bip. Voyant orange. Bip. Voyant vert. Je vérifie que le retour est bien enregistré à l'aide de la borne, pas de problème.


On commence à se familiariser avec les 22kgs du bestiau, c'est plutôt agréable comme véhicule. La selle est spacieuse et ne défonce pas le coccyx, se tenir assis droit est une possibilité sympa pour un type habitué à être couché ou debout sur son VTT. Passer en danseuse pour gagner de la vitesse est possible, mais on ressent alors un léger déséquilibre du vélo.
Par contre, on commence à se demander si les problèmes de bornes sont si anecdotiques que ça.


3e déplacement :

Après avoir rencontré par pur hasard l'Acolyt n°1 au détour des Halles, nous décidons de nous balader en direction de l'île de la Cité. Moi à vélo, lui à pieds.
La Rue de Rivoli est un enfer à cyclistes, et les rues qui mènent de Rivoli à la Seine des sens interdits. Soit, je descends de mon vélo le temps de traverser et fais le trajet Rivoli-Seine sur un trottoir large. Pas fou non plus, je roule prudemment : je sais pertinemment que si je me bouffe un piéton je serais complètement en tort. Pas envie de ça, donc je roule à vitesse raisonnable en esquivant les piétons sans agressivité.
Sur le pont Neuf, de nouveau je préfère les trottoirs à la chaussée... Etant dépourvu de casque, les voitures me semblent bien frôleuses et bien dangereuses. Bref, je zigzague tranquillou entre les piétons, suivi d'un Acolyt gentiment goguenard.

Après avoir traversé l'île de la Cité, je réalise que la demi-heure est bientôt écoulée et qu'il faudrait trouver le point d'attache que nous avions pris la peine de repérer avant de partir des Halles. Pas évident à trouver, mais en demandant gentiment à un agent de police, je me vois atteindre la borne à temps.


A vitesse très réduite, comme tout vélo, le Vélib' en chie un peu. Et au moindre arrêt, il vaut mieux avoir pensé à régler la selle à un niveau bas sous peine de manquer se vautrer... C'est vraiment lourd comme engin, quand on n'est pas en train d'avancer.
Le problème de la borne ne se reproduit pas de la même façon : on entrevoit le souci de la localisation de borne sur trajet improvisé.


4e déplacement :

Après un tour sur les quais à raconter des conneries avec Acolyt n°1, je reprends un vélo à Cité avec l'objectif ambitieux d'atteindre la Bibliothèque Mitterrand en moins d'une demi-heure.
Le contre la montre du Tour de France, c'est du gâteau à côté.
Je passe par le quartier latin, rue des Ecoles, Jussieu, je reviens vers la Seine et arive à Austerlitz. Jusqu'ici tout va bien. Je m'engage sur la piste cyclable et continue mon trajet. J'arrive au niveau de la station de métro. Et là, c'est le drame : il me reste 5 minutes pour trouver une station.

C'est le moment d'essayer le numéro de téléphone écrit sur le guidon, histoire de voir s'ils peuvent m'indiquer une station.
Après un speech interminable où l'on m'explique que le service est accessible de telle heure à telle heure, que les conseillers vélib' vont être heureux de me répondre, que vélib' c'est bien, et j'en passe, on me demande dans quel cas je suis. J'ai un abonnement courte durée, j'appuie sur 3.
Et là, hop, 3 minutes d'attente pour tomber sur un ahuri qui m'indique une station à pétaouchnok. OK, j'y vais, j'en ai marre de tourner sur l'avenue de France.

Et là, c'est le drame : station pleine. Pas un putain de slot pour caser mon vélo.
Là où c'est vachement moins le drame, c'est que en demandant gentiment à la borne, je gagne 15 minutes de rab' pour en trouver une de disponible.

Et là où c'est super, c'est que y'a le plan du quartier, sur la borne. Et que du coup je réalise qu'il y avait bel et bien une station juste à l'entrée du métro. Avec un escalier à descendre pour l'atteindre. Non, je n'ai pas l'impression de passer pour un crétin, non non...

Or donc, je repars en pédalant comme un bourrin, me faisant au passage humilier par un type sur un vélo de route standard qui me met une pige sur ligne droite malgré un pédalage du meilleur effet. Le Vélib' atteint donc vite ses limites en matière de vitesse. Je chope mon vélo sous le bras, je descends l'escalier avec mes 22kgs de matos, et tente de l'encastrer dans un socle.
Ben non, a marche pas. Le socle est supposé libre, mais ets bloqué en position fermée. Bref, pas moyen d'y foutre ce vélo qui me tape sur les nerfs depuis un moment.
J'avise un technicien en train de réparer une des bicyclettes proches et lui fait part de mon désarroi. Il m'explique alors gentiment que c'est pas son secteur et qu'il ne s'occupe que des vélos, pas des bornes. Là, je commence à me demander si je ne vais pas demander la tête du type qui a organisé ça.

Coup de bol, quelqu'un arrive pour retirer un vélo. Je mets donc le mien à la place, et me retrouve avec 1€ de surfacturation dû au fait que j'ai passé 48 minutes sur le vélo.


Là, on a eu pas mal de soucis : la borne introuvable, la borne pleine, le technicien impuissant (non, je ne présage pas de ses performances sexuelles, je m'en fous), et le dépassement horaire lié à tout ça. J'ai aussi constaté que le vélib prend vite de la vitesse en descente et qu'alors les freins sont un peu limites, question efficacité. Rassurez vous (ou soyez déçus), pas d'accident à déplorer.

Bref, rien de nouveau par rapport à ce que j'ai pu lire : des vélos pas mal, mais encore quelques couacs question distribution vélos/bornes. Cela dit, en plein soleil avec une brise légère, le vélo dans Paris, c'est complètement sympa.
Par Q1
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Mardi 18 septembre 2007
Le Yogging, c'est un peu comme du Jogging mais en plus relax. Presque aussi relax que du Yoga en courant.
En gros, vous partez courir avec dans l'idée  que vous allez vous crever un p(n)eu , et que ça sera une bonne mise en jambes pour la rentrée du Karaté  le surlendemain.
Ca vous permet de tester les t-shirts techniques de chez Decathlon. Autan ne pas vous faire mariner : oui, ils valent à l'aise leurs 6 euros et évacuent très bien la sueur. C'est glop. Par contre, le frottement attaque les tétons. C'est moins glop. Du coup, à la fin, t'es pas trop mouillé mais t'as les tétons en feu... Un choix à faire. Ou alors, faut se protéger les tétons. Mais je digresse. Graisse.

Le Yogging, donc, c'est un peu comme du jogging. Sauf que comme t'y vas pas pour te faire péter le palpitant ni pour battre un record de vitesse, ni pour tenir la distance sur un marathon, ben t'y vas pépère.
Le Yogging se pratique de préférence à deux, voire plus, afin de pouvoir se faire la conversation pendant la course. C'est aussi un des paramètres qui explique le non-forçage : courir tranquille, mais ne pas se gêner pour piapiater pendant l'effort.

Oui, vous avez lu effort. Car effort il y a. Parce qu'on a beau courir en faisant des petits pas, à un rythme pas franchement violent, il se trouve qu'on couvre au final une distance non-négligeable. Et qu'à force de faire des petits pas, ben ça en fait beaucoup. Du coup, à la fin, on sent quand même des muscles qui se rebellent.

Et c'est là qu'entre en jeu le truc un peu vicelard : J4ded, qui est donc pour cette fois ma partenaire de Yogging, habite en contrebas du plateau sur lequel se situe on domicile. Du coup, je me suis échauffé en descendant jusqu'à chez elle. Mais une fois notre tour de Yogging effectué, il a bien fallu que je rentre chez moi. Or, quand je suis lancé dans un truc un peu physique à tendance endurante, je ne m'arrête plus avant d'être lessivé ou rentré chez moi. Du coup, au lieu de me faire remonter en voiture, je me suis goinfré la remontée à pinces. *Mit* saloperie d'escalier pourri au milieu.

Du coup, ça a beau être du Yogging, relax, pas forçat ni rien, ben à la fin, je suis quand même fatigué avec des tensions dans les cannes. Et c'est plutôt bien. Sauf si j'peux plus arquer demain matin... Alea Jacta Est.

nb : Non, je ne suis ni stupide, ni ignorant : j'ai fait des étirements après coup !
Par Q1
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Mercredi 26 mars 2008
J'ai mal aux pieds.
Je suis dans du coton.
J'ai une vague douleur quand je bouge l'épaule.
J'ai mal à un poignet.
J'ai les yeux explosés par mes lentilles de contacts que j'essaie de porter au minimum pour cause de vétusté.
J'ai une sorte de tension dans un avant-bras.
J'ai mal aux deux gros orteils.
J'ai une béquille en sourdine à une cuisse
J'ai une cheville raide
J'ai pris des coups.
J'en ai rendu, mais pas assez à mon goût.
J'ai sué.
J'ai eu mal aux abdos (je pressens les courbatures demain...)
J'ai eu mal aux ligaments en les étirant.

J'aime le karaté !
Par Q1
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Lundi 31 mars 2008
Il me reste une somme infinie de choses à apprendre sur le karaté.
C'est un fait. Et quelle que soit la quantité de choses que j'assimilerai, il en restera au moins autant à assimiler.
Et c'est même pas démotivant de se dire qu'on peut passer sa vie sur cette voie sans jamais en voir le bout.
Tout simplement parce que cette voie n'est pas ennuyeuse.

Aujorud'hui, j'ai réalisé un truc important. La cause du mauvais feeling lors de mes coups de pieds circulaires. Pourtant, on me l'a râbaché. Il m'est même arrivé de l'expliquer à l'un ou l'autre débutant.
Le "truc" du coup de pied circulaire, c'est de faire pivoter sa jambe d'appui (enfin, *le* truc... c'est pas tout, mais ça fait une grande partie du tout).
Toute personne s'étant essayée à un sport de combat ou à un art martial le sait.

Même moi je le savais.
Sauf qu'en pratique, je ne le faisais qu'à moitié. Ma jambe tournait, mais pas assez.
Et du coup, au lieu d'envoyer une grosse patate frappée du dessus du pied à plat, je frappais avec un angle de pied, voire juste le gros orteil... Et bizarrement, je me faisais vachement mal.
Là, juste en laissant partir le coup un peu plus, en pivotant bien sur ma jambe, tout s'arrange.

Y'a plus qu'à faire des séries de coups de pieds pour perfectionner tout ça. Ca peut prendre quelques décennies, ceci dit.

Q1, Petit Scarabée

Par Q1
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Jeudi 11 septembre 2008
Le club de karaté a repris ses cours aujourd'hui.

Des têtes connues, simplement avec une couleur de ceinture différente d'avant les vacances.
Comme tous les ans, il faut refaire les associations personne-couleur. Pas que ça soit d'une immense importance, mais c'est comme ça. La seule chose qui différencie un karatéka en karatégi d'un autre karatéka en karatégi, c'est la couleur de la bande de coton qu'on porte autour de la taille. Enfin, c'est surtout une question d'attentes différentes. Parce que pour différencier les personnes, la tête qui surmonte le karatégi reste un bon marqueur.

Des têtes connues qui reviennent après un temps passé ailleurs. Ca fait plaisir de les revoir.

Des horaires identiques, mais des séances en plus. Si j'ai le temps, ça pourrait être très physique, cette année.

Plus de gens derrière que devant, grande nouveauté pour moi. Pour les non-initiés, il se trouve que l'on se tient alignés par niveau,  les ceintures noires occupant le premier rang, le sensei (professeur) devant eux, et les autres élèves derrière, rangés par niveau. Un rang de bleus et marrons me sépare des noirs. Derrière moi, quelques verts de plus (autrement dit, je pourrais aussi bien être un rang derrière... C'est au feeling que chacun se place), et des oranges, et un peu de jaune, du blanc, et surtout... du jogging. Des nouveaux qui viennent voir comment ça se passe. Ca motive à s'appliquer encore plus que d'habitude, tout ce monde derrière.

La rentrée est facile, cette année. Je ne sais pas à quoi c'est dû, mais je me suis senti vraiment à l'aise. Pas une grimace à l'annonce d'un exercice, pas de doute quant au déroulement des katas que je suis supposé connaître, une bonne ambiance avec les "anciens"... 

Cette nouvelle année commence sous les meilleures auspices.

Sauf que je suis toujours une petite chose fragile, un bras à moitié paralysé par la tendinite après même pas une heure et demie d'entraînement. Plus ça change, plus c'est la même chose.

 
Par Q1
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Mardi 16 septembre 2008
J'ai envie de passer 8h par semaine sur un tatami quitte à y laisser quelques muscles et passer le reste de la semaine à geindre au sujet de mes courbatures.
J'ai envie d'aller voir des masterclass, quitte à rester deux heures assis en seisa.
J'ai envie d'aller faire le championnat départemental en février, quitte à me faire pourrir au premier tour.
J'ai envie d'apprendre des katas supérieurs (pour les néophytes, ça veut dire des katas qui ne sont pas au programme de la ceinture noire 1er dan), quitte à être passablement malhabile et ridicule.
J'ai envie de progresser. De refaire des centaines de fois un mouvement pour le rendre plus efficace, mieux maîtrisé. Puis de refaire des centaines de fois un autre mouvement. Et un autre, et un autre...

J'ai envie de tout ça et d'encore plus.

Sauf que me connaissant comme je me connais, j'ai peur que ces envies ne tiennent pas la distance, que je change d'idée, d'objectif, de moteur. Je me connais, je sais faire.
Et peut-être plus encore, j'ai peur que mon corps, cette petite chose fragile, ne me laisse pas concrétiser ces envies en me faisant défaut au mauvais moment. Si tant est qu'il y en ait un bon, d'ailleurs.
Par Q1
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Mercredi 17 septembre 2008
En ce moment, mon blog est en phase de redémarrage après une période d'inactivité profuse. Du coup, y'a des séries d'article qui démarrent. 

Cette série de notes a pour vocation de faire suivre à mes lecteurs une préparation pour me faire casser la gueule.

Le 8 février 2009, je compte participer au championnat départemental de karaté.
J'ai *aucune* chance de remporter le titre, ni même d'être sélectionné pour les régionales (ce qui impliqureait d'être premier ou deuxième...).
Je suis ceinture verte. J'ai 23 ans. Enin, je les aurai d'ici là. Je pèse 73kg quand je suis en forme. 

Ca veut dire que je combat en catégorie sénior de moins de 75kg. Ca veut dire que j'ai potentiellement face à moi des adversaires âgés de 18 ans à hors d'âge, d'un niveau allant de la ceinture jaune à la noire énième dan... (jaune minimum, parce qu'il faut avoir DEUX licences pour participer, donc au moins un an de pratique). Y'a pas de catégorie vétéran... 

Sauf coup de bol monstre, j'ai aucune chance de passer le premier tour. Sauf, peut-être, si je m'entraîne comme un forcené. Tirage au sort aidant, je pourrai peut-être faire deux ou trois combats avant de bouffer le tatami. Par exemple si je rencontre un sexagénaire ceinture jaune. ouais, ça, ça pourrait marcher. 

C'est assez désespéré comme constat, mais même si ça me file légèrement les chocottes à l'idée de morfler trois coups de pied en pleine face et d'être déclaré perdant en moins de minutes, je crois que l'idée d'aller voir comment ça se passe, de découvrir un autre monde, une autre approche du karaté... Ca m'excite et me motive bien plus que la perspective d'une dérouillée ne m'effraie.

Je n'y vais pas pour gagner, j'y vais pour apprendre.

Et je ne compte pas y aller les mains dans les poches.
Du coup, cette série de notes sera sur ce thème : "qu'est-ce que j'ai fait pour essayer d'être le moins ridicule possible le 8 février ?"

Edit : petite correction quant aux catégories d'âge/poids. Y'a pas de catégorie au dessus de sénior, donc c'est 18 ans et plus. Et pour info, au dessus des moins de 75kg, c'est les moins de 84kg... Et je me vois pas face à un type de 8 à 9 kg de muscle en rab'...

Objectif absolu : rester à moins de 75kg.
 
Par Q1
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