Médecine facultative

Publié le par Q1

Je suis un type qui se soigne par radiotéléphonie.
Je suis pas souvent malade. Vraiment pas souvent. Je veux dire, pour que je me considère comme malade, faut au moins que je sois à l'article de la mort. Ca arrive pas souvent. Une à deux journées par ans, au plus.

Et quand je décide d'appeler mon toubib, comme j'ai laissé passer un ou deux jours, en général, le temps qu'arrive le rendez-vous, je suis guéri. Ca, c'est bien.

Le truc, c'est que dernièrement (je l'avais évqué succintement il y a quelques jours), j'avais un point douloureux au ventre, une douleur assez marquée, mais pas assez forte pour m'empêcher de vaquer à mes occupations quotidiennes (aller au karaté, soulever des cartons de flotte ou de papier, courir, etc...). Rien de très inquiétant, mais comme je pars en vacances dans 2 semaines, j'ai préféré parer à toute éventualité de maladie dégénérative qui m'aurait cloué dans une chambre d'hôtel à Shanghaï ou Pékin...
Or donc j'ai appelé mon médecin mercredi pour un rendez-vous.
Rendez-vous pris pour le vendredi soir.

Jeudi : "Tiens, j'ai moins mal, d'un seul coup... je sens encore la douleur en appuyant dessus, amsi ça va mieux, déjà"
Vendredi : "pfff... et voilà, j'ai plus mal..."
Comme d'hab', dès que je passe un coup de fil à mon médecin, hop, je guéris... C'est un numéro de téléphone qui fait que mon GSM émet des ondes soudain bénéfiques quand je l'appelle, j'en suis sûr.

Sauf que là, toujours dans l'idée "et si c'était plus grave que ça en a l'air et que ça compromettait mes vacances ?" (angoisse de base du mec qui a pas pris de vacances depuis 6 mois et qui en plus part loin), j'ai préféré aller quand même chez le toubib.

Après 2 minutes de palpations abdominales diverses, ledit toubib m'annonce que ça doit être un genre de gastro discrète, absolument pas de quoi s'en faire.
Déjà que je vais pas voir mon toubib souvent, mais si c'est pour rester 2 minutes, lâcher 21€ et m'entendre dire que je vais bien... Je vais plus y foutre les pieds !

Publié dans Reflux d'Ego (Moâ)

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