Blood Diamond

Publié le par Q1

Un film qui t'agrippe, qui t'attrape et qui te r'tourne comme une crêpe.
Note perso : penser à réduire la dose de Stupeflip.

Blood Diamond, c'est pas la sortie de la semaine, mais je comptais aller le voir depuis un bail.
C'est fait.
Ca s'inscrit dans la lignée de Lord of War pour le côté film à thèse, dénonciation d'un des scandales minant l'Afrique, personnages fumiers...
Mais là où Lord of War était assez froid, au fond, Blood Diamond, c'est un vachte de film d'aventures. Ca court, ça flingue, ça fuit ventre à terre, ça crie, ça marche dans des paysages sublimes, ça mène des assauts en hélico, et ça recherche un diamant taille "poing".

Au delà du film d'aventures, il y a le film à thèse, engagé, dénonçant les diamants qui financent les conflits et guerres civiles en Afrique. Du coup, pour faire rentrer l'idée, on ne lésine pas sur les scènes dures. Très dures. De la coupe de mains de villageois sous un prétexte fallacieux à l'endoctrinement des enfants soldats et à leur déprédations diverses, on morfle.
Les personnages, y'a des héros, des anti-héros, et des fumiers finis.
Les héros, ce sont clairement Solomon et Maddy, respectivement villageois enlevé par les "révolutionnaires" à la recherche de sa famille et journaliste à la recherche de témoignages sur le trafic de diamants.
L'anti-héros, c'est Archer. Danny Archer, trafiquant d'armes, mercenaire, trafiquant de diamants. Lui, il court après le diamant énorme que Solomon a planqué quelque part avant de se tirer de chez les révolutionnaires. Le mec est cynique, n'hésitant pas à flingur ce qu'il faut flinguer, faisant son business sans vergogne... Mais avec un charisme rappellant Indiana Jones en plus individualiste encore.
Et le mec qui joue ce truand, cette fripouille, c'est Leonardo DiCaprio... Le bellâtre de Titanic a pris une putain de carrure depuis (ça s'est vu déjà dans Les Infiltrés, et parait-il dans Gangs of New York, mais j'l'ai pas vu), un regard dur comme l'iceberg dudit film, une mâchoire à bouffer un pitbull, et des dialogues allant de l'argot Sierra Leonais à un anglais plus chiadé quand nécessaire, gérant une palette d'expressions assez large... Si ce rôle avait été mal tenu, ça aurait tout pourri. Mais ce rôle comem les autres sont impeccablement joués... Et Blood Diamond est une réussite. Une réussite brutale, mais indéniable.
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Martial 18/02/2007 09:28

le côté film d aventure etait certes bien là, d'autant que je suis certain que le perso de di caprio existe bel et bien par dizaines chez les afrikaaners...(seule chose m ayant génée, le passif militaire extremement lourd de son perso, que caprio a pour moi du mal a rendre credible. la namibie, c etait quand meme une sacree boucherie).la ou je persiste c est dans le manque de couilles flagrant de rester 2h sur un sujet grave, lourd et marquant, une sorte d obligation de digression qui fait "oublier" le sujet. pour moi, lorsqu on s aventure vers un sujet aussi grave, balancer de petites amourettes a deux balles ou redemptions a trois sous, c est limite déplacé. enfin de compte le destin de ces personnages et bien ridicule face au veritable objet du film. le dernier roi d ecosse, lord of war, constant gardener ou hotel rwanda sont bien plus équilibrés à ce niveau, en constante focalisation sur leur sujet.blood diamonds n en reste pas moins un bon film, mais pas un grand film. pendant la vision, les clichés me tapaient passablement sur les nerfs, et j en avais hate que ça se finisse :D

Q1 18/02/2007 02:17

On peut faire un film engagé sans tomber dans le didactisme pur genre documentaire ou biopic.Même si la pseudo-rédemption du salopard joué par diCaprio est un peu limite, je reste sur mon avis positif.Quant aux poncifs éculés... Je maintiens que c'est un film d'aventures avec un dur-à-cuire en personnage principal, et que du coup il est assez logique que certains codes s'y retrouvent.

Martial 17/02/2007 16:21

semi-reussite à mon avis, car n a pas les couilles de rester engagé jusqu au bout, nous balance des clichés americains usés a l extreme (putain mais quelle love story de meeeeerdeee, sans parler de l assaut final...). meme si evidemment l intention est louable, le film me semble quelque peu opportuniste, surfant sur la vague des films hollywoodiens engagés sans en assumer completement le rôle...