Le Top 5 de mes meilleurs moments de concerts

Publié le par Q1

#5 : Hard Rock Hallelujah par Lordi (Nosturi, Helsinki, mars 2006)

Le concert avait lieu le lendemain de l'annonce du résultat du concours Finlandais pour savoir qui représenterait le pays à l'Eurovision 2006. Lordi était donc remonté à bloc, et le public aussi. Et quand M. Lordi arriva sur scène, habillé d'une chasuble de curé et brandissant le trophée finlandais au dessus de sa tête, le public a répondu à l'appel. On était venu pour ça. Pas que pour ce morceau là, mais quand même un peu.
Et donc, toute la salle  repris avec entrain le refrain (et pour que des finns chantent avec entrain, faut y aller !) de ce qui est depuis devenu un tube à l'échelle européenne... Grand moment festif.

#4 : Basket Case par GreenDay (Zénith, Paris, novembre 2004)

Ce morceau est un hymne pour tous ceux qui ont eu l'occasion d'écouter l'album Dookie. Et quand GreenDay, en concert pour la sortie d'American Idiot, décide de la balancer au milieu du concert, tout le monde répond présent. Du "Do you have the time" initial à la fin du morceau, toute la fosse a sautillé (voire franchement pogoté) en chantant. Y'avait plus qu'à se laisser porter, et on atteignait un de ces moments d'extase qui font qu'on ne peut plus regretter (si c'était encore possible) l'achat du billet...

#3 : Stinkfist par Tool (Zénith, Paris, juin 2006)

Autre groupe, autre tube. La chanson de Tool a se prendre dans la face en live s'il ne devait en rester qu'une. Certes, on se priverait d'une pléthore d'autres joyaux de progmétal sombre et enérgique à souhait, mais stinkfist... Ca dépote. Le truc, c'est que la dernière fois, en juin 2002, on avait surtout eu du dernier album en date. Là, Stinkfist, ça a été le signal que cette setlist serait plus panachée et surtout, qu'on allait se prendre des monolithes de trip cosmique dans la tronche (comem si le départ du concert sur Rosetta Stoned n'avait pas suffi à le confirmer...).

#2 : Nothing Else Matters par Metallica (Bercy, décembre 2003)


Metallica... LE groupe qu'il fallait que je voie sur scène avant qu'ils ne se séparent ou qu'ils meurent. Et coup de bol, ils ont bien voulu faire un concert à Bercy en décembre. Avec un Godsmack bien cool en première partie. C'est simple : je me suis pété les cordes vocales à chanter 90% des chansons du concert. Le lendemain j'étais aphone. Mais si Master of Puppets m'a fait sauter à pieds joints sur mon gradin, Nothing Else Matters fut un putain de moment d'émotion comem je n'en avais jamais ressenti sur de la musique.
Imaginez, 16.000 personnes qui reprennent la chanson en choeur, des briquets allumés qui forment un firmament dans les gradins, et la voix de James Hetfield, entendue des dizaines de fois sur CD, qui guide le chant des spectateurs... Et le solo, placé au quart de poil... On a frôlé la perfection, à ce moment là... Et j'ai eu un putain de mal à retenir une larme.

#1 : Killing In The Name par Audioslave (Zénith, Paris, juin 2005)

Mais si certains morceaux sont associés à de l'émotion brute, d'autres sentent le soufre, la rage, une énergie rouge, agressive, et débordante. Et Killing In The Name en fait partie. S'il y a un morceau que je ne pensais pas entendre un jour en concert, c'est celui-là : Rage Against the Machine s'était dissous avant que je prenne goût aux concerts, et que j'aie donc la chance de les voir. Quatre ans et quelques après leur split, cependant, Audioslave (composé des 3 musiciens de RATM) passait à Paris, et leur nouvel album était une merveille de Rock. On y a donc été à deux, et on en a pris plein la face.
Premier coup au coeur dépanssant le raisonnable : une reprise instrumentale de RATM... J'y croyais pas. Enchaînée avec Sleep Now In The Fire et son riff dément... Là, le Q1 passe en mode veille, laisse les commandes à son fou furieux intérieur et se jette dans le pogo comme on se jette d'une falaise avec un élatique aux pieds...
Mais ça, c'était RIEN comparé à ce qui a suivi, bien après, alors qu'on avait presque oublié le coup de RATM précédent.
Un coup de guitare doublé de basse, reconnaissable en une demi-seconde. J'ouvre les yeux comme pas permis, je regarde mon pote :
"NON ??!!!"
"..."
Un deuxième coup de gratte... plus de doutes... le son est reconnu, le rythme, le temps entre les attaques de médiator est assimilé depuis des années à écouter ce morceau...
Là, je crois que j'ai hurlé (à peu près en même temps que pas mal d'autres furieux) et que j'ai couru vers l'avant de la fosse, me joindre à une orgie de pogo et de chant...
Et quand sur la fin du morceau la phrase, la mélopée que tous les ados rockeux ont psalmodié un jour de colère un peu plus sauvage que les autres... J'ai pété les plombs (et mes cordes vocales), je suis entré en transe... Et putain que c'était indescriptiblement bon ! On s'est retrouvé un bon millier à scander ce fameux "F*** you I won't do what you tell me" jusqu'au hurlement final d'un "MOTHERF***ER !" adressé au monde en général et à personne en particulier, qui libérait à peu près l'intégralité des frustrations retenues depuis l'école maternelle... Une catharsis, un moment de transe, un truc mystique... appellez ça comme vous voudrez, c'était le pied intégral.

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Q1 10/10/2006 19:32

En fait, Audioslave, c'est Rage avec un autre chanteur...Et le troisième album d'audioslave est excellent (en plus ^^)

tom-le-termite 10/10/2006 17:59

modeur fokeur!!!!

L'invité MystÚre 10/10/2006 17:06

j'avoue que maintenant que j'ai pris goût au concert, pouvoir écouter un morceau des Rage me semblait inaccessiblemerci à toi d'avoir dit que Audioslave comportait certains membres de feu le groupe pré-cité. ça n'est pas pareil qu'une reprise par un groupe quelconquemaintenant, sans les connaître, j'irai les voir (quoique, il suffit de se trouver un album...)merci