Solidays, les concerts (après on en parle plus, promis !)

Publié le par Q1

Jean-Louis Aubert

Jean-Louis Aubert, rappellons-le, c'était le chanteur du groupe Téléphone dans les années 80. Depuis que Téléphone a splitté, Aubert joue tout seul. Enfin, avec Richard Kolinka (le batteur de Téléphone, justement) à la batterie, et un entourage de musiciens plutôt doués.

Sur scène, il commence avec un de ses morceaux, puis annonce "changement de programme, on va jouer quelque chose de plus ancien". Et là, c'est l'hystérie : il attaque "Argent trop cher" de Téléphone. Et un pur moment de rock'n'roll, un ! Et ce sera comme ça pendant l'heure et quelques que dura le concert : des morceaux d'Aubert, positifs et dynamiques, alternés avec du Téléphone, carrément explosif. Le côté explosif de Téléphone était d'ailleurs en partie dû à un public massif et hystérique. Des milliers des millions, des milliards de djeunz qui sautent à pieds joints en chantant à tue-tête les paroles de New-York avec toi, ou de C'est vraiment toi... Ca met une patate d'enfer !

Grosse impression aussi de la part du batteur. Richard Kolinka est fou ! Dès qu'il a un temps mort sur une main, il fait tourner ses baguettes, les jette en l'air, prend des poses improbables... Et bat, et re-bat et bat encore, le tout sans louper un temps... Ce mec est génial !

Dionysos

Dionysos, sur album, c'est sympa. C'est du rock assez soft, avec des textes poético-humoristico-fantastiques, ça plait aux filles, les garçons s'y retrouvent quand même.
Mais sur scène... Les monstres sont lâchés ! Les riffs deviennent agressifs, le tempo augmente et on se retrouve face à un bulldozer de rock emmené par un chanteur qui doit manger du TNT au petit-dej !

Mathias Malzieu, puisqu'il a un nom, c'est un petit gars (1m60 ou 65 à tout casser), mais un petit gars en folie. Qui saute partout. Qui s'offre un slam, porté par le public jusqu'à la tour de la régie puis à nouveau vers la scène, en fin de concert. Et qui dirige son public de façon magistrale.
Quand MAthias Malzieu réclame du bruit, le public tonitrue. Quand Mathias Malzieu demande le silence, ça marche aussi. Et quand il donne l'idée d'un pogo en silence, le public suit.
Oui, vous avez bien lu. Un pogo *en silence*. Autrement dit, un public qui se bouscule, saute, tournoie, et gigote... en silence. Un silence à peine ponctué de commentaires parlés par certains qui trouvent l'expérience aprticulièrement folle.

Et évidemment, on reprend le concert sur un vrai pogo, avec ses cris, ses chants et son énergie intacte juste après.
Dionysos, c'est donc du pogo quasi-nonstop sur des paroles poético-fantastiques. Et c'est génial !

Louis Bertignac

LE guitariste de Téléphone. Qui a, depuis le split du groupe, lui aussi suivi une carrière solo. Bertignac, pour son concert, on s'était assis sur le côté du chapiteau où se trouvait la scène pour pouvoir manger un bout. Et -joie du timing- c'est juste quand on venait de finir de manger qu'il a attaqué Cendrillon. LE tube de Téléphone. On s'est donc rués vers le chapiteau, mais une palissade de canisses nous séparait de la scène, visuellement parlant. Du coup, j'ai servi de promontoire pour Amélie et Cécile, qui ont pu voir BErtignac jouer Cendrillon. Ensuite, on a eu l'idée de se rapprocher en traversant la foule avec la finesse d'un brise glace sur la Baltique en février. Et là, on a pu voir Bertignac jouer un solo au milieu de Cendrillon. Et improvisr un break derrière le solo... break qui s'est transformé en interprétation de So Lonely, de Police.
Quelques "So looonelyyy" plus tard, hop, retour à Cendrillon pour le dernier couplet. Enormissime, surprenant, et magistralement exécuté.
Et là, il attaque son morceau magique : "Vas-y guitare". Et vas-y guitare, c'est une déclaration d'Amour à sa Gibson. Et le solo de vas-y guitare, c'est un mec qui prend un pied monumental à jouer sur la Gibson en question... Et ça se voit !
Le mec a un sourire jusqu'au oreilles tandis qu'il secoue la tête en jouant son solo... Et là, vlan, il attaque la guitare avec les dents, et ça dure pas mal de temps... Et il la reprend en mains avec ce même sourire réjoui... Et c'est génial à voir, mais surtout à entendre...
Rien que pour ce solo exalté, ça valait le coup d'y venir.
Et puis, il y a eu les frôleuses, chanson écrite et interprétée en duo avec Carla Bruni. Jouée avec un peu plus de pêche que l'original, le public s'y laisse prendre, et alors qu'on chante le "Lalalalala lala lalaaa" qui sert de refrain au morceau, encore une fois Bertignac se laisse aller à une reprise d'un classique et transforme son morceau en "No Woman, No Cry"... Instant magique aussi.
Et puis, après une reprise endiablée des Who (encore un pur moment de rock'n'roll), il finit sur "Un autre monde", chanté uniquement par le public. Un karaoké à 4 ou 5000 personnes, quoi.
Et malgré les rappels, il s'excuse de ne pouvoir revenir mais explique gentiment que c'est pour ne pas pourrir les set des autres artistes. Vraiment, Bertignac, c'est un mec bien !

DJ Zebra

DJ Zebra, c'est come son nom l'indique un DJ, et comme son nom ne l'indique pas, un DJ franchement Rock.
A 1h40 du mat', le DJ finit de régler ses platines, son micro et sa gratte.
A 1h45, la foule danse, saute, secoue la tête sur ses bootlegs. Une petite définition ?
Bootleg, n.m. : mix consistant à prendre la ligne de chant d'un morceau, la ligne rythmique d'un second, et éventuellement la partie chorus d'un troisième et de tout foutre ensemble.
Un exmple ? Soul Désir, mélange d'Aretha Franklin et de Noir Désir (une tchuerie, en soirée !).
Et quand le monsieur anime un set de 2h, ça permet de finir la soirée du samedi en beauté, en se démenant comme pas permis.
Le DJ saute, bondit, danse, chante, rajoute une ligne de guitare... Et surtout, invite Mathias Malzieu (pour savoir qui est Mathias Malzieu, reportez vous 2 concerts plus haut) puis Cali à venir interpréter leurs morceaux bootleggés... pour le plus grand plaisir du DJ, des artistes et du public.
Si j'ai un conseil, c'est de ne pas hésiter à aller à la prochaine soirée Zebramix au Bataclan en octobre. Ca dure de 23h30 à 5h du mat', et ça devrait bein le faire !

Sergent Garcia

Sergent Garcia, sur fond de soleil qui commence à se coucher sur ciel enfin redevenu à peu près bleu, c'est l'intrusion de rythme sudaméricains sur Solidays. Ca donne un concert de salsamuffin bien sympa, qui permet de replacer les 3 pas de salsa appris il y a longtemps. Ca remue, ça sent le soleil, c'est festif... C'est bien !

Bénabar

Bénabar, juste après la défaite en coupe du monde, ça passe très bien pour remettre la pêche à ceux qui l'auraient perdue. D'abord, Bénabar, c'est du texte. C'est drôle, ça dépeint diverses situations de la vie du/de la trentenaire citadin(e), et c'est suffisament pêchu pour garder le pulic éveilé. Ensuite, Bénabar, c'est un type qui remue. Qui saute, qui bondit, rebondit et court à travers la grande scène de Solidays. Enfin, Bénabar, c'ets un type qui met ses chansons en scène, ce qui rend ces dernières encore plus drôles. Un court (un peu moins d'une heure à cause des décalages de concerts dus au match) mais très bon concert :)

Et puis y'a eu aussi Katerine, Tryo, les Motivés, Anaïs, les Têtes Raides, et tant d'autres qui valaient le coup d'être vus...
Vivement juillet prochain, qu'on remette ça !

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Hanna 11/07/2006 22:13

Bon, tu etes un expert de ce là :)