Tributaire de ses heures de sommeil

Publié le par Q1

J'ai mes jours avec et mes jours sans.
Y'a rien à y faire, c'est comme ça. Et quand c'est un jour sans, y'a vraiment rien à faire : c'est *sans*.
Des jours comme ça, le monde entier m'insupporte. J'ai de la hargne vis-à-vis de tout. Je suis inefficace, je m'agace de rien...
C'est chiant. Et y'a rien à y faire. C'est souvent dû à un manque de sommeil, mais une sieste ne suffit pas à recoller les morceaux.

C'est pas forcément toute la journée qui va en être tachée, de cette attaque de misanthropie impulsive, mais le temps que ça dure suffit largement à marquer la journée.

Par exemple, au moment où j'allais me laisser couler dans une sieste, on me réquisitionne pour aller au centre commercial en voiture. Forcément, je suis pas au top, je conduis pas super, ma mère me le fait remarquer, ça m'énerve encore plus, etc...
On ajoute à ça un début de migraine dû au soleil (mes yeux ne supportent plus rien depuis que je suis rentré de Finlande : la moindre clarté me fait plisser les paupières), et on arrive au centre commercial dans un état second : haineux, fatigué, mal au crâne... Et le pire, dans tout ça, c'est que j'ai beau être conscient du caractère transitoire de cet état, y'a rien à faire : le soleil qui se reflète sur un pare-brise me donne envie de le pulvériser à la masse (le pare-brise), une personne un peu ronduillarde m'apparait détestablement obèse, dégoûtante, un môme juste actif m'apparait d'office comme une teigne braillarde, un morceau de rock à la radio sonne comme une soupe discordante... C'est assez proche du miroir de glace de la Reine des Neiges : quand un éclat de ce miroir se plante dans l'oeil de quelqu'un, il ne voit plus que le côté détestable des choses.

Et ça passe comme c'est venu, mais ça marque. J'ai beau savoir que je suis pas dans un état normal, c'est pas évident à gérer. Et même une fois la crise d'agressivité retenue passée, j'en reste amorphe pendant une bonne heure de plus.

Alors même si la soirée a été bien sympa, ma journée est globalement pourrie.
Ah, et bizarrement, ça arrive que le week-end ces trucs là. Dans la semaine, je peux accumuler le manque de sommeil sans soucis... mais le week-end, la moindre heure de sommeil manquante me lessive.
C'est grave, doc' ?

Publié dans Reflux d'Ego (Moâ)

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Q1 26/06/2006 01:01

Nan, c'est juste certains jours où j'ai pas assez dormi, rien de régulier.

tom-le-termite 25/06/2006 16:29

ca doit etre la depression saisoniere...
 
sauf que toi c'est l'inverse...
huhu ^^
tlt.