Confluences, jour 2/2

Publié le par Q1

Deuxième jour du festival, ce coup-ci on arrive dans l'après midi. On rate de peu la fin du concert de Lââm. Pas grave. On aura quand même entendu quelques flonflons, et j'estime as qu'on aie raté grand chose.

Non, nous, on venais pour Yves Jamait, que ma frangine aime bien, et que j'aime bien itou. Et donc nous arrivâmes pendant que les techniciens installaient le matériel et faisaient les essais de son. Après 20 bonnes minutes à attendre en plein caniard, Jamait décide que la balance est ok, et que c'est pas la peine d'attendre le gentil organisateur du festival. Or donc, il se lance. Et ma foi... Sa chanson réaliste mêlant ivrogneries et déconvenues amoureuses chantée par sa voix éraillée rend encore mieux sur scène. Le bonhomme s'amuse et ça se sent, il joue ses textes, et boit une bière dès que le soleil se fait trop lourd (et il était lourd, le soleil)... Un très bon moment.

Jamait fut suivi d'Amel Bent. Je me contenterais d'appliquer un conseil lein de sagesse : "Si tu n'as pas de bien à dire de quelqu'un, tais-toi".

Ensuite, la bonne surprise fut Dany Brillant. Car au delà des textes pas forcément grandiose, ce type est un jazzman fort agréable à écouter. Et surtout, il est capable de mettre une ambiance du feu de Zeus, ce qui n'est pas négligeable et qui n'est pas donné à tout le monde quand le public est de plus de 20.000 personnes... Au delà des titres connus que sont Suzette, Y'a qu'les filles, Tant qu'il y aura des femmes, Quand je vois tes yeux, on a eu droit à quelques morceaux entre jazz et salsa, servis par un orchestre impeccable. Et en parlant de Quand je vois tes yeux, cette chanson fut dotée d'une longue parenthèse instrumentale salsa archi pêchue. Et quand il fait chanter les femmes d'abord, puis les hommes sur l'air de Tant qu'il y aura des femme, on se rend compte d'à quel point les femmes y mettent du coeur quand c'est lui qui demande : le chant des femmes était clair et limpide, celui des hommes faux et rauque...

Bon, et puis après la bonen surprise... Le type qui a intitulé son dernier album "Super Colossal". C'est soit d'une grande prétention, soit d'un grand génie. Et si on a jamais entendu parler de ce type, on peut peut-être croire à une grande prétention. Mais quand on a vu ce bonhomme chauve à lunettes de soleil prendre sa guitare électrique et jouer, jouer, jouer encore pendant plus d'une heure, on est rapidement convaincu que si un artiste peut se permettre d'intituler un disque ainsi, c'est bien Joe Satriani. Je m'attendais à un show de technique capable d'en mettre plein les mirettes... et je n'ai pas été déçu. Mais non seulement ce mec est capable de chiader un solo, il a en plus réussi à créer des rythmes entraînants, des grooves qui tchuent, des refrains qui se retiennent et reviennent... Et pour en revenir à la technique, entre les tappings de folie avec les mains croisées, le jeu avec les dents (si !), les démanchés, les aprèges d'une vitesse folle.;. Ce type est en phase avec sa guitare. D'ailleurs, il ne parle presque pas : un petit bonsoir, une rapide mention de son dernier album, quelques mercis. Ses musiques se passent de vocalises, sauf lorsqu'il invite le public à reprendre ses riffs à la voix (sans avoir besoin de le dire... le morceau s'y prête naturellement). Bref, Satriani, sur scène... c't'un monstre !

Enfin, après encore une demi-heure de battement, encore meublée par les groupes de la scène secondaire (auxquels je n'ai pas prêté assez attention pour en avoir parlé), arrive Bonnie Tyler. La Galloise entame son concert sur un titre gentiment rock'n'roll I need a hero (que je connaissais sans savoir à qui l'attribuer), salue la foule, nous parle de son dévédé qui va sortir avec des images de son concert à la Cigale, chante une deuxième chanson, attaque une troisième chanson, un truc rock, bien rythmé... Quand soudain...
Quand soudain les plombs sautent. Mais pas qu'un peu. De fait, c'est tout un quartier de Montereau qui s'est retrouvé dans le noir... Mais ça, on l'apprendra un peu plus tard, après avoir vu Bonnie Tyler assumer la situation, passer sur le devant de la scène, éclairée par la pleine lune, faire coucou au public. On aura aussi souhaité un bon anniversaire à la dame sur l'impulsion de ma soeur... si, si ! c'est elle qui a eu l'idée et qui a commencé à chanter "Happy Birthday to you", se souvenant que le présentateur du festival avait mentionné le fait que Mrs. Tyler était née un 8 juin, soit 2 jours plus tôt. La chanson a été vite reprise par une partie du public, c'était sympa.
Du coup, pour passer le temps le temps qu'on nous dise ce qu'il se passait, l'artiste a pris des photos du public au flash...
Après quelques minutes dans le noir, un type de l'orga du festoche a réussi à nous faire comprendre (en parlant très fort depuis la scène) que c'était pas une petite panne et qu'ils attendaient EDF.
Du coup, on est parti un peu frustrés de ne pas avoir entendu plus de Bonnie Tyler (le début dui concert était prometteur), mais assez amusés par la situation pour en rire de bon coeur. Et on a constaté en marchant vers la voiture que c'était un peu plus qu'un pâté de maison qui avait été privé de courant. D'ailleurs, je ne sais pas comment s'est finie la soirée pour les festivaliers... Affaire à suivre.

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Q1 16/06/2006 01:46

Owww yeah... Et il était... y'a pas de mots.

Mily 14/06/2006 14:56

Raaaaaaaaaaaaaaaaaaah JOE SATRIANI !!! LA CHANCE !!!!!!