Du blog, de son intention et de son cadre

Publié le par Q1

Ecrire sur un blog, c'est pas simple. Si on y pense, on se pose vite quelques questions dont les réponses ne sont pas automatiques. Comme ce blog vient de ressuciter d'une période de vide absolu précédée d'une période d'inepties espacées, il me semble qu'il ne serait pas inutile de réfléchir un peu sur le pourquoi de ce journal électronique pas intime du tout. Et si possible de définir une ligne éditoriale claire, par le truchement de règles énoncées ci-après.

La problématique :

D'abord, il faut se trouver une thématique, un fil conducteur. De quoi je vais causer sur ce bout de papier virtuel ?
Est-ce que j'écris pour parler de moi (d'aucuns argumenteront que c'est toujours un peu le cas), est-ce que j'écris pour donner un vais que je crois pertinent sur quelque chose ? Mais alors sur quoi ? La politique, les sorties cinéma, musique ? Sur les bons plans voyages ? 

Cette question a une réponse qui de toutes façons se regarde le nombril : si j'écris ces choses, c'est parce que je pense qu'elles vont intéresser quelqu'un. Et que pense que je sais de quoi je parle, parce que qu'écrire sciemment des conneries, c'est pas évident : ça se voit très vite. On tombe dans un troll massif et systématique.

Alors que quand on croit écrire des choses pertinentes, on a que notre haute opinion de nous-même pour nous maintenir à flot (d'encre). Et on risque d'écrire des conneries quand même. Du coup, écrire sciemment des conneries, c'est une bonne solution de facilité. On sait ce qu'on écrit, et si on se fait marrer soi-même, c'est déjà ça de pris.

Dans le même temps, se pose aussi la question du lectorat. J'écris pour qui ? J'essaie de toucher le Monde avec un grand M ou j'écris pour mes proches avec qui je n'ai pas le temps de passer autant de temps que ce que j'aimerais tant pouvoir passer comme temps ? Ou j'écris pour moi et moi seul ? Ou je prétends écrire pour moi alors que secrètement je veux être lu par tout le monde ?

Et même si on répond à tout ça, il reste une grande question : et si un jour j'ai pas d'inspiration, je fais quoi ?

Du coup, ces questions, je me les suis posées, et voilà mes réponses. Déjà, on sent que pour le coup de la prétention, je suis dedans jusqu'au cou. J'apporte des réponses, mes frères ! Hallelujah !

De quoi je cause ?

Je cause,si j'en crois mes rubriques dans lesquelles je range les articles de ce blog, de tout et n'importe quoi. Apparemment surtout de moi, vu le nombre d'articles dans la catégorie "Moâ". Mais à part ça ? Je parle de musique, de cinéma, et donc encore de moi : devinez de qui je tiens l'avis que j'exprime ?
Il y a aussi des réflexions personnelles, notamment l'article présent sous tes yeux, lecteurice (un néologisme me permettant de ne froisser personne). Un peu de politique mais pas trop souvent, un peu de sport mais celui que je pratique, donc encore moi...
La fac et le boulot, c'est moi qui y étudie ou travaille...

Bon, il va falloir que je l'admette, tentative de distanciation ou pas, je parle de moi, et je donne mon avis.
Mais en toute humilité. 

Règle numéro un : je ne donne que mon avis, il n'engage que moi et ne se veut pas prosélyte.

Règle numéro deux : désormais, j'essaierais d'éviter les formes impersonnelles. Je parle de moi, je l'assume. Vive la première personne du singulier !

Pour qui j'écris ?

Au début, j'écrivais dans le vent, pour qui voulait bien me lire, sur un blog aujourd'hui disparu de la toile. Puis j'ai créé un blog pour garder une forme de contact avec mes proches pendant mon Erasmus en Finlande. Puis je suis rentré, et j'ai recréé un blog. Et là, après deux ans de notes plus ou moins espacées, je crois être en mesure de dire : j'écris pour moi. Et mes proches. Et si d'autres s'y retrouvent, ça ne me dérange pas. Et si seuls mes amis me lisent, ça me va aussi bien.

Règle numéro trois : même quand je donne mon avis sur un truc qui concerne une population plus large que mon petit monde personnel, je ne cherche pas à rameuter du lectorat. Je keep it real, en somme. 
 
Et si j'ai rien à écrire ?

Ceux qui me connaissent le savent : ne rien avoir à dire ne m'a jamais empêché de raconter des conneries pour occuper l'espace sonore. Y'a pas de raisons qu'il en soit autrement sur ce blog, j'écrirais donc des conneries au fil de l'inspiration les jours où je n'aurais rien de construit à dire.

Règle numéro quatre : je ne me prends pas au sérieux : le jour ou un de mes articles sent l'encyclopédie ou la pontification totale, prévenez moi.

D'où :
Règle numéro cinq : les commentaires sont ouverts dans les limites de la légalité et n'engagent que leurs auteurs. 

Est-ce que je ne risque pas de devenir un peu trop carré, enfermé dans un modèle, avec toutes ces règles ?

Si.
Règle numéro six : toutes les règles précédentes sont rendues caduques dès que je le décide. Et toc.

Mais alors pourquoi ces déblatérations si c'est pour en revenir au point de départ ?

J'avais envie de balancer un article, je savais pas quoi mettre dedans. C'est venu comme ça. La prochaine fois que j'ai pas de sujet, si vous voulez, je vous raconte l'histoire de Poupi l'Otarie.

 

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Tom 09/09/2008 12:18

Sinon, en cas de manque d'idée, il y a toujours les chroniques absurdes ...

Léa N. Aunime, attachée de presse 15/09/2008 01:09


Votre rémarque a bien été prise en compte. Nous vous en remercions.