Petit plaisir tout simple

Publié le par Q1

D'abord, vous ouvrez votre frigo, et vous furetez dedans pour trouver un truc à grignoter.
Une fois n'est pas coutume, vous ouvrez le bac à légumes.
Vous avisez les tomates qui sont sur le dessus. Des tomates un peu ovales, qui tiennent dans la main, mais qui la remplissent quand même plutôt bien.

Au toucher, la tomate est froide et ferme.
Vous fermez le frigo, allumez le robinet de l'évier et rincez votre tomate. Vos doigts adhèrent légèrement à sa surface lisse quand vous la frottez pour la rendre propre.
Vous l'essuyer avec un torchon, et l'observez.
Sa robe est rouge, sans défaut. un peu trop jolie pour être honnête.

Encore un peu froide pour vraiment exhaler un parfum typique, elle sent juste la tomate froide.
Vous croquez dedans. La chair est ferme. Mais elle est mûre. Pour faire du coulis ou de la sauce, c'aurait été trop dur, mais entre vos molaires qui émettent un "crch" à chaque fois que votre mâchoire se referme, la texture est parfaite.

Vous profitez du goût acidulé et doux qui se répand sur vos papilles, du jus qui vous humecte la bouche, des pépins qui glissent et que vous avalez.

Vous déglutissez. La tomate vous arrive dans le ventre et votre petit creux se calme tout de suite.

Vous prenez la salière qui est posée là. Vous regardez la trace que vos dents ont laissé dans la tomate et vous aspirez goulûment le jus qui y repose, avec ses pépins. Là, vous salez le trou ainsi formé.
Et vous croquez à nouveau dans la tomate.

Le goût qui attaque immédiatement vos papilles est bien plus prenant cette fois. Ca pique un peu, c'est salé et l'acidité de la tomate s'en voit renforcée. C'est délicieux.
Encore une fois, vous écoutez le son étouffé de vos maxillaires qui font écrasent la tomate. Ca fait des "crch" assourdis dans vos oreilles.
Vous avalez le jus et les pépins, puis le reste du morceau de tomate, son goût ayant alors totalement envahi votre bouche.

Vous ressalez la tomate, et en recroquez un morceau.
Cette fois-ci, vous avez la bouche pleine. Vous mâchez avec un peu de peine tandis que le goût qui s'estompait légèrement revient à la charge.

Encore une fois, vous avalez un morceau de tomate. Encore une fois vous mordez dans ce qu'il reste du fruit.
Et puis il ne reste bientôt plus qu'un morceau de taille réduite, assez petit pour ne pas avoir à le fractionner d'un coup de crocs.
Vous le salez abondamment et le posez sur votre langue avant de le manger pour de bon.

Enfin, vous laissez votre salive envahir votre bouche et dissiper peu à peu le goût de la tomate salée pour y laisser une impression, comme une façon de vous dire que cette petite sensation au fond de la bouche, il est possible d'en faire revenir la source.

C'est à ce moment là que vous sortez une deuxième tomate du frigo...

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Acolyt n°1 16/05/2008 12:21

Attention alarme, ce blog est moins actuallisé que le mien, ce qui est proche du ridicule! On veut de l'action donnez nous des jeux!

Acolyt n°1 14/04/2008 23:05

Reprenons ça n mieux: Vous prenez la salière qui est posée là. Vous regardez la trace que vos
dents ont laissé dans la tomate et vous aspirez goulûment le jus qui y
repose, avec ses pépins. Là, vous salez le trou ainsi formé. Vous examinez un peu mieux le trou, une gène s'empare de vous, il se crée comme une boule dans votre gorge. Puis ce sont des frissons, une horreur indicible grouille, vous avez l'impression qu'un chaos sanglant déferle dans vos entrailles. Un éclair de lucidité, vous fixez le trou béant dans la tomate, tel un vortex vers une dimention infernale, vous le fixez et votre être se fige de nouveau car cette fois votre curiosité est allé trop loin. Il y a des choses tapies dans l'hombre que l'homme ne dois jamais etreprendre de connaitre, sous peine de perdre la raison, de mourrir ou de se retrouver damné, errant dans un corps possédé, l'écume à la bouche. Des impressions écoeurantes se précisent dans vos organes, comme des picotements au début puis... ça grouille! La tomate contenait... elle contenait... vous vous étalez, inconscient, sur le dos, le bras tendu, la main ouverte et la tomate trônant dans vôtre peaume tel un tyran, la quintessance du mal.

ocleane 12/04/2008 15:02

putainnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn les tomates ca se met JAMAIS au frigooooooooooooooooooooooooooo !parole de nana qui bose dans la tomate !ceci dit, très belle description !:-p

Palem 11/04/2008 23:01

Putain ! Tu m'as donné une érection avec tes textes sensuels !Bien joué ! -_-

Meuble 09/04/2008 21:19

Par contre, on peut mettre une tonne de poivre, si on veut, c'est pas méchant. Ou une tonne de piment.