Sziget - Jour 3

Publié le par Q1

Et nous revoici-revoila pour un troisieme jour a Sziget, le festival qui depote les couettes. Non, ca veut rien dire, mais il est 3h30 du mat', alors un peu de compassion, s'iouplait.
Aujourd'hui, here comes a new challenger : la copine de Greg, Ditta de son prenom, se joint a nous pour la journee. Ceci aura son importance. Apres l'habituel trajet en tram+metro+train de banlieue, on arrive sur les lieux un petit peu avant 16h. Deambulant gentiment vers la scene principale, nous repassons au stand de barres chocolatees locales, non pas pour refaire leur parcours d'obstacles, mais pour faire du trampoline. Le truc, c'est qu'en plus du trampo, on est attache a des elastiques qui ont une fonction double : primo, augmanter la poussee vers le haut, et  deuzio, ralentir la descente, permettant ainsi toutes sortes d'acrobaties amusantes. Sur le meme stand, on a egalement pu se faire tatouer au henne le nom d'un groupe qui le fait bien en vue du concert du lendemain. Apres une pause chez cocacola, parceque cette connerie de trampo, ca donne soif, nous voila partis pour prendre le premier concert en route...

Gogol Bordello
D'entree de jeu, le nom en dit beaucoup. Leurs t-shirts precisent "Gypsy Punk", et j'aurais pas mieux dit. Sur scene, une bonne bande de zicos aux tenues debraillees manie des instruments dont les classiques guitare-basse-batterie, auxquels se joignent tambour, cymbales, violon, voire seau en metal sur micro en guise de percu d'occasion.
C'est bigarre visuellement, autant que du point de vue sonore (synesthesie, quand tu nous tiens...), et surtout, pour attaquer la journee, c'est d'enfer. Ca donne en fait des melodies un peu gitanes sur des rythmiaues un peu punk et vice-versa, avec des paroles allant du revendicatif branque (Think Locally, Fuck Globally) au grotesque loufoque (Start Wearing Purple). A (re)voir a l'occasion, du tres grand foutage d'ambiance en live.

De la, comme ca donne chaud de danser sous le caniard, nous bougeames vers le gros stand de la biere locale qui sponsorise a mort l'evenement, et comble de joie pour moi (et de malheur pour mes cordes vocales), ils organisent un karaoke. Qu'a cela ne tienne, j'ai fini ce qu'il me restait sur Born To Be Wild (Ah, ca, pour etre wild, ca le fut bien). Mon orthophoniste de cherie va avoir du boulot quand je vais rentrer... Mais passons. apres ces joyeusetes, nous primes la direction de la scene principale, sur le chemin de laquelle nous croisames un body-wash, autrement dit un carwash, mais pour les gens. Amusant. Mais cepalepropo, je m'egare. Le deuxieme concert, c'est a Ditta qu'on le doit.

Pink
En effet, c'est elle qui tenait a aller voir Pink. Ayant fait etat de pas mal de desideratas quant a la programmation, je suis beau joueur et me laisse embarquer. Eh ben ce fut une tres bonne surprise. Pink, dans ;a tete, c'etait surtout des chansons entre pop et RnB, pas forcement ininteressantes questions paroles (J'avais remarque il y a quelques temps "Family Portrait" et sa description de la famille en cours d'eclatement vu a travers les yeux d'une gamine), mais rien de bien folichon quand meme. Ben je suis toujours pas convaincu de la valeur radio ou CD de la chose, mais sur scene, ca depote. C'est plus pop-rock que RnB, avec des envolees franchement hard rock par moments et ca vient confirmer ce que je pensais des paroles pas mal ecrites par une ballade en forme de lettre ouverte au president des USA (on pensera ce qu'on veut de la sincerite de l'engagement, c'est un autre debat). Ajoutez une reprise de Janis Joplin qui depote, une reprise des 4NonBlondes ("What's Going On ?"), une chanteuse qui presente ses zicos, ce qui est de bon aloi, mais qui n'etait pas couru d'avance, qui ne se prend pas au serieux, qui prend le temps de communiquer avec son public... Ben ma foi, je suis pas devenu fan, poussez pas, mais je suis reste tres agreablement surpris par la prestation offerte.

Une petite pluie commencait a tomber, et Greg avait localise un stand qui distribuait des ponchos en plastique. Qu'a cela ne tienne, un aller-retour avec passage au stand Palinka (liqueur de fruits, pour les ceusses qui suivent pas), et nous voila devant le troisieme concert.

Madness
Madness, c'est une bande de vieux qui jouent du ska. C'est chouette, ca doit permettre de danser... Sauf qu'entre un chanteur mielleux dans ses apartes, une rythmique constante qui finit par devenir franchement penible, et par dessus tout un inge son qui merite d'etre execute la tete dans un reacteur d'A3*) tellement il fout de basses, ben on en a eu marre assez vite. Apres, bon, y'avait plein de gens content d'etre la qui dansaient comme des foufous... Mais j'ai vraiment pas accroche.

Du coup, on a profite qu'il nous restait du temps pour aller vers la scene HammerWorld (la scene des gros bourrins :-P), et on a eu trois qurts d'heures d'un quatrieme groupe.

Skinny Puppy
Vous aimez l'indus, mais vous en avez marre que votre disco se reduise a Nine Inch Nails et Rammstein ? Vous avez un CD de Ministry qui traine, mais vous aimeriez entendre un autre son industriel ? Skinny Puppy est votre ami ! Ces types ont inspire Nine Inch Nails, par exemple... Oui parce que ca a ete cree en 82, c'est pas des tout jeunes non plus. Sur scene, on a trois types et un decor bizarre. Un chanteur macule de rouge, que l'on retrouve etale (le rouge, pas le chanteur) sur une toile qui servira par ailleurs de support de projection video ou d'ombres chinoises. Un batteur cache derriere une collection de futs honorable. Et un typoe a saquette d'ou depassent une longueur de cheveux assez impressionante qui officie aux synthes. Ca donne un son fait de rifs de natterie severement burnes, entrecoupes de break spasmodiques, accompagne d'une voix passee a la disto et de sons allant de la melodie legere au synthe aux bruitages les plus divers, avec en prime des images semi-abstraites tourbillonant en arriere plan. C'est de la musique qui est difficilement ecoutable comme telle, mais qui offre un terrain de jeux assez jouissif sur le mode "transe mal controlee". C'est plus qu'une bonne surprise, c'est carrement une decouverte.

Suite a ca, on s'est promene un peu, on a chope a manger, et puis par un hasard relevant surement de l'inconscient nos pas nous ont mene vers la tente Electronic Arts. J'ai pu jouer a Need For Speed sur ecran geant et dans un siege baquet, ce fut sympa. Mais la, le drame survient : la legere pluie qui intermittait se transforme sans plus de sommation en brutasse d'orage. En peu de temps, la tente EA se remplit de festivalier trempes, le sol a l'exterieur se couvre de flques de bouem qui devantla scene principale finissent par se rejoindre pour creer un putain de lac (de l'eau jusqu'aux chevilles sur 1000 metres carres, au pifometre)... On squattera donc la tente EA jusqu'a sa fermeture a 2h du mat' en jouant a Harry Potter, le jeu le plus chiant de la creation (pas tres actif, et hypra verbeux). Et de la, on rentrera sous une pluie dont l'intensite a diminue, mais qui reste non negligeable (au point que l'on prendra finalement le bus payant du festoche au lieu d'aller attendre un train sur le quai, a 5 minutes
a pieds. Un retour mouille, mais qui conclut une excellente journee.

Commenter cet article

mbfcs2 11/08/2007 12:42

Madness, j'avais vu ça y a deux trois ans comme clip promotionnel sur TF1, ça avait super mal vieilli (et pas marché du tout).Gogol Bordello, j'arrive déjà pas à les supporter en clip...Y a pas Kaiser Chiefs à ton truc ? XD(sinon bel exploit d'écrire en qwerty avec aussi peu de coquilles)J'en profite pour jouer au K42 :1 - Metallica - Battery2 - Rammstein - Amerika3 - Guns'n'roses - Ain't It fun4 - The Stranglers - Always The Sun...

marie 11/08/2007 11:45

veux y aller!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!