Vendredi 11 janvier 2008
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09:32
Hier matin, donc, j'avais rendez-vous à Ivry-sur-Seine pour visiter un studio.
Rendez-vous à 10h, j'arrive très en avance et j'en profite pour faire un tour dans le quartier.
En sortant de la gare RER, je réalise soudain que c'était dans cette même gare que j'avais été un jour dans le RER qui a percuté une suicidée. Et que j'avais pris un chocolat gracieusement offert
par le patron du café de la gare, une fois mon histoire racontée.
Mais revenons à nos moutons.
A 9h30, la rue est calme, de temps en temps un coup de klaxon, mais dans la rue perpendiculaire, à 100m. Un Leader Price et un Picard à l'autre bout de la rue, c'est sympa. La boulangerie est le
numéro d'à côté, le café est à 50 mètres.
En parlant de café, je fais le pied de grue devant pendant un moment, en finissant ma viennoiserie.
J'en profite pour regarder, écouter...
Pas de bruit, des bâtiments mêlant petits immeubles décrépits et immeubles plus récent.
Au loin, une tour ou deux, pas de quoi s'en faire.
Au café, je demande gentiment au garçon si le quartier est plus animé en temps normal, mais il me répond que non. Le quartier est calme. Fort bien.
Un peu en avance, je pousse la porte que l'on m'a indiqué.
J'entre dans une cour, descend quelques marches, et suis accueilli par deux espèces de machins à pattes qui aboient gaiement. La maîtresse des deux cabots apparait alors, arrivant du bâtiment tout
droit au fond de la cour.
Ledit bâtiment est un petit cube de deux étages, encadré par des espèces de cabanes dans lesquelles semblent vivre la dame et son jules, un peu esquintés par les années, mais foncièrement
gentils.
On me fait donc visiter ce studio.
C'est petit, mais la peinture a été rafraîchie récemment (ça se sent encore), et la fenêtre donne sur le jardin. Une douche et un chiotte occupent un placard dans le fond. Il y a deux plaques de
cuisine dans un coin. C'est vraiment chouette.
Monsieur vient nou rejoindre et on s'assoit autour d'une table.
Là, je vais faire court.
En gros, je suis étudiant sans revenus mais avec de l'argent d'avance. Sauf qu'on ne signe pas de bail à un type sans revenus, assurance du proprio oblige.
Alors, il faudrait que mon père, au lieu de juste se porter garant, signe le bail à son nom.
Oui, mais dans ce cas, je n'ai plus d'aide pour le logement, et le loyer est trop cher.
Donc il faut que je trouve un job avant de trouver un logement. Logique, au fond... J'aurais pu m'en douter.
Sauf qu'en allant voir la tête de mon emploi du temps du 2e semestre, il s'est avéré que je n'avais qu'un jour de libre par semaine (même pas deux). Et gagner de quoi se payer un loyer, un
abonnement de téléphone, une carte de transport, et j'en passe... en travaillant un seul jour par semaine... C'est pas gérable.
Oui, un seul jour, parce que bosser le weekend, c'est NIET. Tout simplement parce que j'en ai assez chié au premier semestre, à galérer pour suivre à peu près tous mes cours. Et parceque j'ai pas
envie de ne voir ma chérie que le samedi soir après une journée de taf, épuisé et sentant la friture.
Donc, je reste chez mes parents encore un moment. Le plus vraisemblablement jusqu'à ce que j'ai terminé mon Master.
Adieu veaux, vaches, cochons... Bonjour la vie à la maison.
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